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Une fois sur place …

Sommaire :

 

L’administratif, une fois sur place

Si vous comptez voyager et travailler en NZ, il vous faudra passer par quelques étapes administratives indispensables.

Durant notre première semaine sur place, il nous a fallu :

  1. Obtenir un numéro IRD. N’importe quel employeur, lorsqu’il vous paye, doit vous déclarer aux impôts, qui seront prélevés directement à la source. Votre patron ne pourra donc pas vous embaucher si vous n’êtes pas en possession d’un numéro IRD. Pour l’obtenir, il vous suffit de vous présenter dans une Post Office et de remplir un formulaire. Votre numéro IRD vous sera envoyé par courrier, mais pas d’affolement, vous n’êtes pas obligés de rester à l’attendre. Nous, on avait donné l’adresse de notre auberge de jeunesse, mais on n’a jamais récupéré le courrier. On a pu avoir notre numéro IRD en téléphonant, 10 jours après environ, au numéro indiqué sur le papier qu’on vous donnera lors de l’étape qu’on a décrite.
  2. Ouvrir un compte en banque. Par élimination (cf. justificatif de domicile), on a opté pour la banque BNZ. Elle semblait bien implantée avec de nombreux bureaux un peu partout dans le territoire. Pour l’ouverture d’un compte bancaire, il faut prendre un RDV avec le banquier. N’attendez pas le dernier moment, parfois, les RDV ont quelques jours d’attente. Il vous faudra amener un justificatif de domicile et votre passeport. Pour le justificatif de domicile, c’est délicat, mais nous avions demandé à notre auberge de jeunesse de nous en fournir un et cela a fonctionné. Après, je sais que ce n’est pas le cas dans toutes les banques… Ensuite le premier RDV prend 1h environ et ils vous commandent votre CB qui peut, si vous le voulez, arriver à l’agence. Il est possible de faire ouvrir un compte joint (ce que l’on conseille). Vous aurez le choix entre deux types de CB basiques. Une qui s’appelle EFTPOS, qui permet de payer et retirer de l’argent, mais attention, elle ne permet pas de payer sur internet. Nous avions donc pris une autre CB type VISA qui nous permettait de payer sur le web, très utile lorsqu’on veut réserver des activités/hébergements… Cela nous permettait aussi d’avoir chacun une CB pour payer ou retirer. Pour faire un virement de votre compte français, on vous conseille Transfermate, qui prend des frais fixes de 15 dollars par virement (quelque soit la somme virée).
  3. Acheter une voiture/un VAN. Si vous comptez passer plusieurs mois en NZ, l’achat d’un véhicule nous paraît l’option la plus appropriée car cela donne une grande autonomie et permet d’économiser beaucoup d’argent comparé à une location. Les grandes villes telles que Auckland/Christchurch/Wellington regorgent de backpackers désirant vendre leurs bolides. Vous trouverez des annonces sur Facebook (groupes tels que « Français en Nouvelle-Zélande » ou d’autres groupes de backpackers dédiés à la vente de VAN en NZ), sur PVTistes.com, sur TradeMe, ou bien sur les frigos des auberges de jeunesse. Le nombre de km peut être impressionnant au début. Pour vous donner un ordre d’idées, pour une voiture de backpacker, en dessous de 200 000km c’est une voiture toute jeune, la plupart du temps vous trouverez des kilométrages entre 200 000 et 300 000km. Au-dessus de 300 000km, nous on trouvait que cela commençait à faire beaucoup pour une voiture mais, pour un VAN, pourquoi pas… Prenez une marque asiatique de préférence ou du moins une marque répandue dans le pays, pour ne pas galérer à trouver des pièces de remplacement en cas de panne. Pensez à vérifier le WOF (équivalent du contrôle technique français, valable 6 mois) et n’achetez pas une voiture qui doit passer le WOF dans moins d’un mois, on ne sait jamais quelles surprises on peut avoir. Se méfier si on achète un diesel car le prix au litre est plus intéressant, mais il faut payer des taxes au kilomètre. Vérifiez également si le vendeur est à jour dans sa REGO (taxes que l’on paye à l’avance, au km). Niveau mécanique, c’est là que ça se corse lorsque, si, comme nous, vous n’y connaissez rien. Nous, on faisait des vérifications basiques (phares, fumée au démarrage, bruits bizarres, test en roulant avec, boitier de vitesse, zones de rouille…). Mais, on a préféré jouer la sûreté et lorsqu’une voiture nous intéressait vraiment bien, on l’amenait au garagiste pour faire un contrôle mécanique complet (mechanical check). Celà coûte 150 dollars environ, ce qui représente une somme, mais est toujours moins cher que de se retrouver avec une voiture qui nous claque entre les doigts… Ensuite si vous comptez faire affaire et acheter la voiture de vos rêves, rien de plus simple, il suffit d’aller, là  encore, dans une Post Office et de demander de changer de propriétaire. Ils vous donneront un petit formulaire d’une page à remplir par le nouveau propriétaire et la manoeuvre vous coutera 9 NZD. C’est rapide et efficace. Pour finir, vous aurez peut-être le choix entre un véhicule Self-Contained ou non. Le Self-Contained est une certification assurant que la voiture permet d’être autonome concernant l’approvisionnement en eau et la gestion des eaux usées sur plusieurs jours. La certification s’obtient avec des organismes chargés de vérifier cela et vous délivrant le sticker « Self-Contained » si vous remplissez un certain nombre de critères. Il est possible de faire soi-même les aménagements dans sa voiture pour pouvoir passer Self-Contained, mais les critères sont assez précis, et ils ne rigolent pas avec cela. Donc, sachez que si vous vous lancez, c’est faisable mais cela demande du temps et d’être bricoleur. Mais si vous avez l’opportunité d’acheter une voiture qui est déjà Self-Contained, c’est plus cher mais songez-y sérieusement car cela vous permettra d’être autorisé à camper gratuitement sur beaucoup plus de sites qu’une voiture classique.
  4. Obtenir un numéro de téléphone. Nécessaire pour chercher un emploi et communiquer avec les locaux (acheter une voiture, réserver une activité, téléphoner à un hôte de WWOOFing…), tout en évitant de se ruiner, il vaut mieux avoir un numéro local. On peut récupérer des cartes SIM 2degrees gratuites dans les auberges de jeunesse. Avec ça, on a opté pour l’équivalent d’une mobicarte : 20NZ$ de crédit, valable plusieurs mois de suite. Ca nous a largement suffit, on a du recharger une seule fois, vers la fin de notre séjour. Par contre il n’y avait pas de data inclues, mais pour ça il y a les libraries (cf plus loin). D’autres opérateurs existent : Spark, Vodaphone, mais on ne sait pas grand chose si ce n’est que les tarifs sont plus chers. Par ailleurs, autant le réseau fonctionne bien dans les villes, autant il ne faut pas compter dessus en rase campagne, parfois il y en a mais aucun opérateur n’est disponible.

Une fois que tout cela est fait, vous êtes fin prêts pour barouder et travailler !

 

Au quotidien (ou l’envers du décor si vous préférez !) …

Sinon, en pratique au quotidien, on peut vous parler de comment cela se passait pour nous, qui avons voyagé et dormi dans notre voiture.

Ne négligez pas votre budget transport, ce n’est pas parce que vous venez d’acheter une voiture qu’il n’y a plus à dépenser. Il est souhaitable de prendre une assurance voiture (même si elle n’est pas obligatoire en NZ). De plus, les VANs ne sont pas les plus économes en essence, environ 10L/100km, soit environ 80 NZD d’essence (sans plomb) par semaine en moyenne. Le prix de l’essence varie beaucoup d’une station à l’autre et d’une région à l’autre, alors n’hésitez pas à comparer. Par contre, les routes n’ont pas de péages, à l’exception de 3 routes (sur tout le pays) qu’ils appellent Toll Road, qu’il vous faudra payer sur internet une fois le trajet effectué (ils filment votre plaque et vous avez ensuite 3 jours pour payer).

Pour la nourriture, on faisait les courses à la semaine le plus souvent, en achetant quelques produits frais (jambon, yaourt…) que l’on mettait dans la glacière et que l’on consommait le plus rapidement possible. Après, cela dépend de la saison, l’hiver permet d’acheter plus de choses fraîches. Attention au chocolat en été, ça fond !!!
Pak’n’Save est l’enseigne la moins chère, Countdown est un peu derrière et New World reste assez cher. Globalement, la nourriture est chère en NZ, alors faites le plein de fromage avant de quitter la France… Les Farmers Markets, souvent le week-end, ont aussi de bonnes opportunités de fruits et légumes peu chers.

Pour le logement, on dormait donc dans notre voiture. Ce n’est pas parce qu’on loge dans 4 mètres carrés qu’on y est mal : la preuve on l’a très bien vécu. Il faut juste s’organiser un minimum.
Chaque soir, il faut trouver un endroit où se garer et où il est autorisé de dormir dans sa voiture, autrement dit, un camping. Chaque district à des règles précises et différentes concernant le Freedom Camping. Nous n’avons pas joué avec le feu et risqué une amende de 200 NZD. Nous choisissions chaque soir un camping où nous étions sûrs qu’il était autorisé de dormir avec notre van non Self-Contained. Vous trouverez pas mal de campings gratuits ou des campings du DOC (dans des endroits magnifiques) à 6 NZD/personne/nuit.
Les Offices de tourisme (I-Site) ont parfois des informations sur les endroits où il est autorisé de camper gratuitement. Des fois, le camping gratuit le plus près est à plus de 30 km, parfois avec beaucoup de gravel road à faire, donc pesez bien le pour et le contre d’y aller. Il est souvent plus rentable de payer un camping à 6 NZD que de faire 30km aller puis retour pour se rendre au camping gratuit (eh oui, l’essence est chère). Et puis, ça reste un tarif très abordabe ! Pour trouver votre place de dodo, les applications Campermate et Wikicamps (les deux se complétant bien) seront les bienvenues et trouveront vite une place privilégiée dans votre mobile. La première garantie que tous les emplacements gratuits signalés sont légaux, et tout est disponible en hors-ligne. La deuxième a plus d’emplacements gratuits, mais il faut se méfier de certains endroits pas toujours légaux (risque d’amende), et il faut télécharger manuellement les commentaires pour plus de détails.

Pour le côté hygiène, si vous voyagez et dormez dans votre voiture, délicat de prendre une douche quotidienne !
Eh bien, pas si délicat que cela, en fin de compte. Oui, il est possible d’être un backpacker, de vivre dans sa voiture et de ne pas être crasseux 😉 Bonne nouvelle n’est-ce pas les filles? Ouais, parce que les mecs, ils seront ravis de ne pas prendre une douche par jour ! Par contre, il ne faut pas être regardant sur la température de l’eau, car la douche froide sera votre meilleure amie, mais c’est surprenant de voir que ça n’est rapidement plus un problème. Les plages ont souvent des douches froides avec les sanitaires, les écoles de surf aussi (BF Surf Rescues). Il y a aussi de nombreuses belles rivières non polluées en NZ où vous pourrez faire trempette. Mais si vous envisagez la solution « bain dans les rivières », SVP achetez du savon biodégradable pour limiter votre impact sur l’environnement.
Mais là, je vous parlait des douches gratuites. Sinon, il y a beaucoup de possibilités de prendre des douches chaudes moyennant finance.
Côté pipi, vous trouverez des toilettes propres (Alléluia !) partout en NZ, même au fin fond d’une randonnée au milieu des bois 😉
Pour votre linge, il y a des laveries automatiques, ou sinon le lavage à la main est plus économique (essayer également de prendre un produit sans produit chimique pour que les rivières restent propres).

Autres conseils quand on est sur place :

  • pour le matériel de randonnée, de camping et de pêche : Hunting and Fishing, ne vend pas que des articles de chasse, heureusement. Exemple : des sacs de couchage beaucoup moins chers qu’à Kathmandu.
  • pour la plupart des autres achats, The Warehouse est incontournable. On y trouve tous les objets utilitaires (ex : une lampe), mais aussi des bons prix sur des produits divers. Exemple : une paire de chaussures de course y est bien moins chère que dans un magasin spécialisé
  • pour un accès à internet : les bibliothèques municipales offrent toutes un accès à internet gratuit, mais elles ne sont pas forcément ouvertes tous les jours dans les petits villages. En revanche (intervention geek), la connexion est souvent limitée à http (ftp/ssh bloqués).
  • très important de regarder la météo (et de la re-regarder régulièrement car elle change souvent : les 2 sites web sont metservice.com et le « rain radar » de metVUW
  • pour faire des randonnées, acheter un Hut Pass au doc (6 mois ou bien 1 an), pour loger en illimité dans les hut (refuges) du DOC. Attention plusieurs Huts vous seront payantes, mêmes avec le Pass, notamment les huts des Great Walks, ainsi que certaines autres…

 

La recherche d’emploi

Une liste de site web qu’on consultait pour nos recherches d’emploi :

Les sites internet, c’est bien, mais il faut avoir une connexion… Sinon, le bouche à oreille est une très bonne méthode, faites savoir autour de vous, qui que vous rencontriez, que vous êtes en recherche d’un travail (rencontres, hôtes de WWOOF, commerces, marchés locaux…). On a trouvé un premier travail en faisant le tour des packhouses de Bay of Plenty en laissant nos coordonnées à chaque fois. On a trouvé un autre travail en discutant avec le vendeur de légume d’un Farmer Market, qui nous a indiqué avoir un grand besoin de main d’oeuvre dans peu de temps.
Et lors de votre recherche d’emploi, sachez qu’il est courant de contacter votre futur employeur par SMS.

 

Enfin, au sujet de l’emploi, sachez qu’en Nouvelle-Zélande, l’imposition est réalisée à la source : pas besoin de déclarer quoi que ça soit à la fin de l’année. Ca simplifie drolement les choses. Le taux d’imposition dépend de la somme que vous gagnez annuellement. Le taux le plus bas (pour les gens gagnant peu, dont les voyageurs en PVT font souvent partie) est de 10.5%. Cependant par défaut, puisque le gouvernement n’a pas de référence sur les années précédentes, vous serez taxés à 17,5% (le second niveau d’imposition). Si à la fin de l’année fiscale (31 mars), vous avez gagné moins de 14.000 NZD, vous pouvez demander un « tax refund », et récupérer la part que vous avez payé en trop. Pour un dossier détaillé, allez ici : http://pvtistes.net/dossiers/les-impots-en-nouvelle-zelande/ . Cependant en résumé il existe 2 méthodes : demander directement le remboursement en remplissant des formulaires au bureau national de l’IRD. Ou bien passer via une entreprise privée qui s’occupe de ça pour vous mais récupère un pourcentage. Puisqu’on avait quitté le pays le 31 mars, on est passés par une agence privée ( taxback.com ). On vous conseille au contraire de faire la demande directement à l’IRD : ça implique remplir quelques formulaires administratifs et c’est mieux si on est sur place en cas de pépin / se faire envoyer un chèque par la poste / encaisser sur un compte bancaire NZ.
Mais on est passés par l’agence privée et on a trouvé que le pourcentage qu’ils prennent est vraiment abusif (60NZD par personne + frais de virements bancaires élevés)…

 

Les applications Android

Côté téléphone (on supposera que vous n’avez pas vendu complètement votre âme au diable et que vous n’avez pas d’iPhone), certaines applications nous ont été utiles au quotidien, comme :

  • Campermate : vous y trouverez, en contenu hors-ligne, de multiples emplacements. Cela regroupe les campings, les points d’intérêt, les douches, les stations essence… et beaucoup d’autres. Lisez les commentaires, c’est parfois l’occasion de bien rigoler, mais donne aussi des vrais renseignements qui n’aparaissent pas dans le court résumé.
  • Wikicamps : elle ne concerne que les campings mais signale plus d’emplacements que Campermate, notamment pour les spots de camping gratuits. Par contre, peu de contenu hors ligne, donc il est préférable de télécharger les commentaires des campings lorsque vous avez une connexion internet, votre téléphone les gardera en mémoire.
  • Sygic : un GPS, la version d’essai est gratuite et largement suffisante. Le contenu est dispo hors-ligne
  • NZ Great Walks : (lien) descriptions des 9 Great Walks, mais surtout un descriptif hors-ligne des oiseaux de NZ, avec l’enregistrement de leurs cris. Indispensable pour rêver au son du kōkako, ou pour vérifier si vous venez bien d’entendre un kiwi, ou s’il s’agit d’une ruru.
  • Un dictionnaire de traduction Francais-Anglais
  • Une application pour convertir les monnaies, utile en début de voyage

En complément

Le site très complet de PVTistes.net , avec des conseils généralistes sur le PVT, mais aussi très riche en détails sur la Nouvelle-Zélande en particulier


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