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Conseils en Argentine

C’est un peu brouillon, on a tout mis ce qui nous passait par la tête en guise de conseils pratiques pour l’Argentine. Mais n’ayant pas été dans le pays aussi longtemps qu’en Nouvelle-Zélande, on a tout regroupé ici en essayant à ce que ça soit cohérent.

Avant tout, il faut penser à l’indispensable guide du routard ! Il existe ici alors ne pas s’en priver ! Il y a la version « Argentine » qu’on adore. Et aussi une version « Amérique du Sud » (qu’on ne connait pas) pour ceux qui font plusieurs pays.

Sommaire

Les cartes du pays

Les prix

Plusieurs choses à propos des prix :

  • l’Argentine n’est pas un pays bon marché. Il faut donc prévoir un budget conséquent pour y voyager (à moins de ne faire que du stop et du couchsurfing et/ou du volontariat)
  • comme partout, les prix varient selon la saison : en été austral (janvier/février), ce sont les grandes vacances dans l’hémisphère Sud, et les prix sont majorés dans les hôtels. De même il paraît qu’en juillet/août, il y a un afflux d’européens (qui profitent de leurs vacances estivales) et que les prix peuvent augmenter. Enfin, pour certaines manifestations (carnaval, festival…), les prix peuvent également varier.
  • l’Argentine est en pleine crise financière. Beaucoup de gens galèrent vraiment à vivre. Et par ailleurs, l’inflation est très forte depuis plusieurs années (plus de 30% par an), et les prix varient énormément d’une année sur l’autre. Pour référence, en avril/mai/juin 2016, 1 euro = 16 pesos argentins environ.
  • les prix varient selon la région. La Patagonie est très chère. On a payé 590ArP pour 2 personnes en dortoir à Ushuaia hors saison. Alors qu’on a payé 260Arp pour 2 personnes en chambre privée à Tilcara (NOA) : la différence est monstrueuse !

Les transports

En agglomération

Dans les moyennes/grandes villes, on trouve un système efficace et peu cher de transport en commun via les bus (micros). Beaucoup de villes semble fonctionner avec la carte SUBE, qu’il faut acheter et ensuite recharger avec du crédit (une carte pour 2 personnes ça suffit). Si on n’a pas la carte, on peut demander à quelqu’un dans le bus d’utiliser sa carte, et lui payer directement le prix du trajet. Le prix d’un trajet est de 8 pesos (0,50€) dans certaines villes, et de 4,5 à 6,5 pesos (0,40€) à Buenos Aires.

Important : il n’y a pas de plan des bus à Buenos Aires. Pour avoir les destinations, il faut acheter une sorte d’annuaire dans des boutiques. Ou alors, mieux, il faut utiliser le très bon site web / l’application « Como Llego » ( http://comollego.ba.gob.ar/ ) qui donne les itinéraires possibles d’un point à l’autre.

Il y a également beaucoup de taxis (remis). Les tarifs sont bons marchés, donc ne pas hésiter plutôt que de traverser la ville de nuit avec son sac à dos. Il parait qu’il faut faire attention aux arnaques : bien entrer dans les taxis officiels, demander le prix de la course (voire le négocier), vérifier qu’on ne s’est pas fait rendre de faux billets.

Enfin, pour Buenos Aires, il faut préciser que les métros sont très efficaces. Mais ils ferment assez tôt dans la soirée (22h30 environ), c’est très étrange dans une ville dont les habitants commencent leur soirée à cette heure… Il faut ensuite se débrouiller avec les bus ou les taxis.

Pour les longues distances

L’auto-stop

En castellano : ir a dedo : on a testé, et les résultats varient.

  • Il faut bien évidemment sortir des agglomérations avant de commencer à faire du stop.
  • L’auto-stop marche bien sur les routes fréquentées. Il parait que c’est fréquent en Patagonie et dans le NOA (Nord-Ouest).
  • Attention aux routes peu fréquentées (2 ou 3 voitures de l’heure), et aux zones touristiques hors-saison : c’est l’échec quasiment assuré (exemple pour nous : ne pas tester en Patagonie, vers El Calafate, hors saison).
  • Beaucoup de voitures passent sans s’arrêter en faisant signe qu’ils s’arrêtent bientôt, mais souvent ce n’est qu’une excuse pour ne pas s’arrêter…
  • Les gens qui s’arrêtent sont très sympathiques et peuvent faire avancer seulement jusqu’au hameau suivant, mais parfois de plusieurs centaines de kilomètres. Les argentins étant très hospitaliers une fois le contact noué, ils peuvent carrément proposer de dormir chez eux. Ca nous est arrivé à Bariloche, et c’est également arrivé à Clément, qu’on a rencontré à Belen (Catamarca, dans le NOA).
  • Il parait que les camioneurs prennent souvent des auto-stoppeurs, ça leur pemet de discuter pour rester éveillé, et ils peuvent demander au stoppeur de leur servir le maté. Ca ne nous est jamais arrivé, sûrement car on est 2 et ils doivent plutôt prendre les voyageurs solitaires, question de place disponible.

L’avion

On n’a pas testé mais ça peut être intéressant : moins de temps de tranport. Et puis, le pays est immense alors ce n’est pas aberrant de prendre un vol interne pour 2000 km !

Les bus

En castellano : colectivos.
Un réseau énorme relie les grandes villes. On les a beaucoup pris.

  • C’est assez cher ! Il faut bien le prendre en compte lors du budget du voyage. Au kilomètre ça ne revient pas si cher (en gros, 5€ / heure), mais les distances sont énormes alors ça va vite ! Exemple : 24h de transport entre El Chalten et Bariloche, pour 1600 pesos (100€).
  • Il est courant de trouver des trajets de nuit. Il y a encore foule de gens dans les terminaux des grandes villes à minuit, 1h du matin, ou encore 6h !
  • Confort : différentes options existent : sièges simples / semi-cama (sièges très inclinables) / cama (inclinable pour faire presque un lit). Suivant les compagnies et les trajets on a le choix ou non, et on peut ou non avoir un bus en « semi-cama » et d’autres sièges en cama, plus chers. On a fait presque tous nos grands trajets en semi-cama, et c’était pas mal du tout. Une fois par contre, on a été surclassés en cama, et c’était vraiment très bien.
  • Chaque trajet sa propre compagnie, ou presque, et pas de bureau central pour comparer. Le site web http://plataforma10.com/ semble être la seule interface web (application android dispo), mais il n’affiche pas tous les bus. Mieux vaut demander aux stations de bus : souvent un kiosque d’information permet de demander les compagnies effectuant un trajet particulier.
  • Suivant les trajets et les compagnies, il y a ou non un casse-croute plus ou moins élaboré, allant de la barre à grignoter jusqu’au repas chaud
  • Les bus sont ponctuels ! Attention de ne pas arriver en retard !
  • Attention aux températures : dans beaucoup de cas, le chauffage est poussé à fond, ou plus souvent, la climatisation est au maximum et on se gèle pendant tout le trajet. Conseil pour les grands trajets : le sac de couchage est le bienvenu.
  • Penser aux boules quiès pour lutter contre les blockbusters américains avec le volume à fond (ou la radio).
  • Il faut laisser un pourboire à la personne mettant les bagages en soute. On laisse généralement 10 ARS à nous deux.

Les hôtels

Dans la moindre ville un tant soit peu touristique, on trouve foule d’hôtels. Il ne faut pas se fier uniquement à la liste indiquée par booking.com ou par le Routard : il y en a beaucoup qui ne sont pas listés.

Les prix varient énormément selon les hôtels, la région, la qualité de l’accueil, et également la saison. Cependant les prix sont négociables. On peut faire jouer la concurrence. Ou simplement négocier en restant plusieurs nuits. Encore plus intéressant : les prix sont parfois moins élevés sur booking.com . Mais, pour nous, il faut rajouter la TVA (20%), et l’hôtel, quant à lui, doit payer une contrepartie au site internet (15 à 20%). On peut donc très bien chercher en ligne le prix de la chambre d’hôtel, et proposer au gérant de lui payer le prix indiqué : ça marche souvent et tout le monde y gagne.

La nourriture

Pour les spécialités argentines à découvrir, il y a de quoi faire… On peut goûter l’asado (traditionnel barbecue, une institution), les helados (glaces), le chocolat en rama à bariloche, les empanadas (petits chaussons à la viande), le dulce de leche, ou dans le Nord-Ouest, de la nourriture andine/quechua : masa, maizena

 

Pour vous acheter à manger, voilà quelques pistes :

On trouve beaucoup de petites épiceries ou marchands de fruits et légumes (verduleria). Les prix y sont les mêmes voire parfois inférieurs aux prix des supermarchés.

On trouve du pain à beaucoup d’endroits : boulangeries (panaderias), mais aussi supermarchés ou petites épiceries. Le pain français (pan frances) est proche de notre baguette, mais on trouve aussi différents types de pains : galettes, pain viennois plus sucré…

Le fromage (important pour les français) : les seuls bons fromages argentins semblent être les bleus (azules). On trouve aussi du fromage appelé « mozzarella », ce n’est qu’une imitation locale, sans vrai goût, mais suffisante pour garnir un sandwich ou mettre sur des pâtes.

On trouve également des magasins de fruits secs pour faire le plein de raisins secs, bananes séchées : idéal pour les randonnées et/ou le porridge matinal. On les trouve aussi dans les magasins « naturels », qui vendent aussi des biscuits de meilleure qualité, et d’autres choses comme l’avoine…

Dans les grosses villes, on trouve parfois un marché central qui regroupe plein de petits stands, on y trouve de tout, et on peut parfois manger sur place, très bon marché.

Il y a également des supermarchés. Le moins cher semble être « La Anonima » ou « LA ».

 

Attention pour les végétariens : beaucoup de produits contiennent de la graisse animale (biscuits, bouillons de légume…), donc bien vérifier la liste des ingrédients.

Le WWOOFing

Pas besoin d’un visa de travail / PVT, on peut en faire avec un simple visa de tourisme. Site  http://www.wwoofargentina.com/
Honnêtement, le site web est pourri : la description des hôtes est en ligne, mais on accède à leur contact (une fois inscrit), via un fichier pdf distinct. Il faut jongler avec les deux, sans moyen de filtrer, géographiquement ou par mot-clef… C’est donc un peu lourd. C’est peut-être pour ça que certains voyageurs préfèrent d’autres sites de volontariat mieux faits : help’x, workaway… Autre problème : certains voyageurs ne se limitent pas à l’Argentine mais vont également dans d’autres pays, et il faut donc s’inscrire sur le site de WWOOF de chaque pays et repayer les frais d’inscription, ce qui est fastidieux et cher…

Cependant, les WWOOFing en eux-mêmes sont intéressants et peuvent prendre des formes très variées : chez une famille dans une ferme, communauté d’inspiration hippie vivant en autarcie, travail dans les immenses estancias de Patagonie… Certains lieux sont connus pour abriter de nombreuses possibilités de WWOOFing : El Bolson dans le Nord de la Patagonie, les alentours de Cordoba…

Par ailleurs, existent d’autres sites de wwoofing, certes peu fournis, mais gratuits et regroupant plusieurs pays : http://free-wwoof.info/ et http://abundancefarm.com/ .

Enfin, il semble qu’en Argentine, il arrive régulièrement que les volontaires payent quelques frais à leurs hôtes, ou que le repas du soir ne soit pas fourni.

La météo

On ne sait pas quel site conseiller, alors on vous en met plusieurs qu’on consulte tous :

La météo en Patagonie semble très fluctuante. On nous a plusieurs fois dit qu’il ne servait à rien de demander la météo et qu’on pouvait avoir les 4 saisons regroupées en 1 journée. On l’a effectivement expérimenté à Torres del Paine, où on est passés du grand beau à la tempête de neige en quelques heures…