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Mésopotamie

Posted by on 5 juillet 2016

Du 20 au 25 Juin 2016

Voici venue l’heure de la dernière rédaction d’article pour moi (Elsa) ! GROS SNIF SNIF
Mais n’ayez crainte, ça ne veut pas dire le dernier article du blog : il y aura aussi Buenos Aires. Mais, après ça, on ne sait pas trop… enfin, c’est sûr que nos vies réoccidentalisées seront moins dépaysantes à écrire/lire 😉

Après Iguazú, on a pris la direction du Sud pour se rapprocher petit à petit de Buenos Aires. Mais on avait prévu quelques stops sur la route (faut pas déconner quand même).
Le premier stop fut toujours dans la province de Misiones, à San Ignacio.

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Misiones est célèbre pour son histoire et ses missions jésuites (on avait déjà abordé le sujet lors de notre article sur Córdoba). Les jésuites sont arrivés en Amérique du Sud au XVIIème siècle avec pour but d’évangéliser et de « civiliser » les populations autochtones. Ils construisent ce qu’on appelle des missions ou réductions. Ce sont des mini-villes où les personnes qui le désirent vivent en communauté. Par la même occasion, ils ont aboli l’esclavage et recueilli une grande partie des esclaves que les colons espagnols s’étaient appropriés. L’organisation sociale au sein de la mission, proche du communisme, était très innovante pour l’époque. Pendant 150 ans, le système a très bien fonctionné, jusqu’à un changement de gouvernement en Espagne. Le nouveau roi a vu d’un mauvais oeil cette organisation autonome qui prenait trop de pouvoir à son goût et a décidé de les expulser.
Il reste donc des ruines de cette période, notamment dans la région de Misiones, ainsi qu’au Paraguay voisin.
Nous avons visité, la mission de San Ignacio Mini, qui a été abandonnée, recouverte par la jungle, puis redécouverte. On y a vu d’immenses bâtiments en ruine : beaucoup d’habitations, des ateliers et une église immense autour d’une place centrale.

Ruines de l'entrée de l'église de la mission San Ignacio Mini

Ruines de l’entrée de l’église de la mission San Ignacio Mini

Toujours à San Ignacio, on est allés au parc provincial Teyú Cuaré en vélo (gracieusement prêtés par la ville). Ce n’est pas très loin (moins de 10 km) mais nos fesses s’en souviennent, vu le relief de la route pour y accéder et la qualité des vélos empruntés !

En route pour le parc Teyú Cuaré

En route pour le parc Teyú Cuaré

Le parc n’est pas très grand, mais on y trouve 3 chemins de rando. Il est bordé par le grand fleuve Paraná. Cela faisait du bien de retrouver un peu de calme après l’agitation touristique d’Iguazú. On a pu observer de près les allers et venus des vautours locaux : l’urubu noir.

L'immense fleuve Paraná et en face : le Paraguay

L’immense fleuve Paraná et en face : le Paraguay

Urubu noir

Urubu noir

L’étape suivante a été le parc provincial Esteros del Iberá, quelques centaines de km plus au sud.
Sur notre route, on a aussi fait une petite parenthèse dans la ville de Corrientes. C’était un arrêt purement pratique (on n’a pas pu prendre de bus direct) et on a donc dû dormir dans cette ville. C’était un peu un désastre (parce qu’il faut aussi parler des moments galère du voyage et celui-là en a fait partie). La ville était moche, les hôtels tous à des prix excessifs et on ne trouvait pas de distributeur de monnaie fonctionnel ! On a fini par atterrir dans un hôtel pas trop mal, vers minuit, pour en repartir le lendemain avant 6h du matin… A l’arrivée à l’hôtel, on a un peu flippé parce qu’on a vu 3 flics dans le hall, on a pensé qu’il y avait un problème. Mais en fait, non, les policiers étaient juste venus pour suivre un match de football de l’Argentine à la TV en buvant le maté. Ils sont complètement fous avec le football ici, il faut le voir pour le croire !

Enfin bref, revenons à notre parc provincial. Pour y accéder, il faut le mériter. Il faut d’abord rejoindre la ville de Mercedes en bus et c’est là que commence le folklore ! Il y a un seul bus public par jour qui relie Mercedes à Colonia Carlos Pellegrini (village au coeur du parc provincial). Le trajet dure 4h et on le sent passer ! Pour rester dans le thème « mal aux fesses », les 4h de trajet, c’était 4h de tape-cul intense sur une piste défoncée, dans un bus dont les suspensions ne sont que de vieux souvenirs ! Le bus ne pouvait pas rouler très vite (max 50 km/h) étant donné l’état de la piste et impossible de dormir ou de lire dans ce manège donc les minutes étaient un peu longues. On a eu le temps de se dire « Non, mais dans quoi est-ce qu’on s’embarque encore… »
Enfin arrivés à Colonia Carlos Pellegrini, on n’a pas regretté notre choix. Le village de 900 habitants est complètement isolé au milieu des étangs et marécages du parc. Ici, pas de route goudronnée et les locaux vont faire leurs courses à cheval ! Esteros del Iberá signifie « les lagunes des eaux brillantes ». Le parc est une immense zone humide avec un système aquatique très particulier.

Une des magnifiques lagunes du parc Esteros del Iberá

Une des magnifiques lagunes du parc Esteros del Iberá

On s’est déniché une petite chambre d’hôtel, enfin par chambre, comprenez petit appartement avec chambre/salle de bains/cuisine, pour un peu plus de 10 euros par nuit ! Au total, on est resté 3 jours sur place. Les activités ne sont pas très nombreuses et très abordables, on a donc tout fait !
A commencer par un tour en barque à la découverte des étangs et de leurs habitants.

En barque

En barque

Après un début très brumeux, on a découvert les magnifiques étendues d’eau et les plantes aquatiques formant de véritables îles flottantes, mais aussi les caïmans « yacare »… C’était fou, on s’approchait à moins d’1 mètre du caïman. Les plus téméraires (Xavier) ont pris des photos de près et les moins courageux (Elsa) sont bien restés à distance à l’arrière de la barque. Mais même au plus loin, on était TRES près, impressionnant.

Le valeureux Xavier face au caïman yacare !

Le valeureux Xavier face au caïman yacare !

On rigole moins quand même là ...

On rigole moins quand même là …

On a aussi évidemment observé foule d’oiseaux, dont des martins-pêcheurs géants ou des cigognes d’Amérique.

Un paroare huppé, très commun dans le parc

Un paroare huppé, très commun dans le parc

Le grand martin-pêcheur

Le grand martin-pêcheur

Carpintero real

Carpintero real

La loutre, l’anaconda et les piranhas sont, quant à eux, restés cachés.
Le lendemain, on est allés marcher sur les sentiers aménagés dans le parc. Là encore, ce n’est pas très grand et tous les sentiers peuvent se faire en 1/2 journée. On y a observé beaucoup d’espèces locales comme des singes, un cerf des marais, un cerf des pampas, des carpinchos ( capybara), des tatous.

Cerf des marais

Cerf des marais

Le tatou (armadillo en espagnol) est un animal qui ressemble vraiment à un mélange entre un rat et une tortue, et à l’air complètement préhistorique. C’était super de pouvoir en observer en liberté, ils passaient leur temps à chercher des insectes en reniflant le sol et en grattant avec leurs pattes dans les hautes herbes.

Tatou

Tatou

Et le carpincho, c’était aussi une étonnante découverte pour nous. C’est très simple : il faut imaginer un immense hamster/marmotte/hippopotame/sanglier de 120 cm de long et de 50 kg ! Ils sont taciturnes et passent leur journée à moitié enfoncés dans l’eau, à manger des végétaux. C’était vraiment mignon et très amusant comme bête.

Carpincho en pleine méditation

Carpincho en pleine méditation

Elsa qui tente de se fondre dans la masse des carpinchos !

Elsa qui tente de se fondre dans la masse des carpinchos !

Après ces rencontres exotiques, on est revenus à un animal plus familier : le cheval. On a fait 2h de cheval dans la réserve naturelle, c’était très plaisant, surtout de voir Xavier à cheval 😉

Hue canabis...hue

Hue canabis…hue

On a eu un dernier épisode « aventurier » lors du retour en bus entre le parc et Mercedes, car il pleuvait « cats and dogs » (comme vache qui pisse), et le bus s’embourbait sur la piste au milieu des marécages. A un moment, on a cru rester bloqué, mais à force de manoeuvres dans la boue, on a fini par repartir.

Le parc Esteros del Iberá, loin du tourisme de masse, était vraiment une belle découverte pour nous avec sa vie animale exubérante.

Coucher de soleil sur les lagunes...

Coucher de soleil sur les lagunes…

Et après cette recharge en oxygène, direction Buenos Aires !

4 Responses to Mésopotamie

  1. Julien

    Super article et chouettes photos, comme d’hab !
    Partagé entre la tristitude de vous voir arriver à la fin de votre voyage et la contentitude de vous revoir bientôt sous nos latitudes ! 😉

  2. journet

    Comme ça donne envie d’y aller ! Xavier est bien courageux (!) d’affronter les caïmans. Vus de près, ils n’ont pas l’air affectueux.

    Bravo pour les photos, elles sont magnifiques.

    Bon retour au pays, c’est pas mal non plus, parfois.

    Bises

    • dukiliaukiwi

      Mais si ils sont mignons ces messieurs avec leurs pignons (dans leur gueule) !
      C’est juste qu’ils sont mal compris et rejetés de la société. Si on leur faisait un calin je suis sûr que tout irait bien (j’espère).

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