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Buenos Aires : la fin du voyage

Posted by on 14 juillet 2016

Du 26 juin au 5 juillet 2016

On est partis pour la dernière étape du voyage : Buenos Aires. On avait quelques appréhensions d’aller dans cette ville immense après presque une année de nature ! A côté de ça, cela signifiait aussi la fin du voyage, mais en même temps les retrouvailles avec la famille et les amis en France… Bref, du négatif et du positif…



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Tout d’abord, on a eu une bonne surprise sur le trajet… On a pris un colectivo (bus) nocturne pour rejoindre Buenos Aires en classe « semi-cama » (sièges un peu inclinables pour mieux dormir). On s’était dit « allez, courage, dernière nuit pourrie en bus, c’est pour la bonne cause ». Mais à peine partis, on a du changer de bus pour une raison inconnue. Et là, surprise : on a été surclassés en « cama », une sorte de première classe : nos sièges se transformaient en véritables lits avec des rideaux pour être isolé des voisins, et le petit-déjeuner était du genre copieux ! En plus le bus avait le wifi, un écran chacun. Bref, on a bien compris la différence entre « semi-cama » et « cama ».

Ensuite, on a vite compris qu’on était arrivés dans la jungle citadine. Sortis du bus, on avait environ 300 mètres pour rejoindre le métro. On s’est fait asperger de fiente de pigeon ! Des femmes dans la rue nous l’ont fait remarquer et ont proposé de nous aider. Heureusement, Elsa avait bien potassé la rubrique « sécurité » de l’Argentine, et on a envoyé ch… promener les femmes. En effet, il s’agissait d’une arnaque bien préparée !!! Les femmes nous avaient repérés (facile avec nos gros sacs à dos) et aspergés le dos avec un produit immonde ressemblant à de la fiente, et comptaient gentiment nous « aider » à nettoyer tout en nous faisant les poches car notre attention serait retenue par la salissure. Au final, en étant vigilant, nos sacs et vêtements ont été aspergés de ce liquide puant, mais on ne s’est rien fait voler !

On ne s'est pas fait pigeonner (image des internets)

On ne s’est pas fait pigeonner (image des internets)

A part cette tentative de pigeonneage, on a vraiment eu l’impression d’arriver dans un autre pays. La ville est énorme : 14,5 millions d’habitants (un tiers de la population du pays) ; et beaucoup plus étendue que Paris. Les gens ne sont pas typés « indien » ou « métis », mais européen et portent des vêtements occidentaux (costards ou autres). On y trouve de gros centres commerciaux de partout, et d’innombrables burger king/starbuck/mac do (pas vus en Argentine jusqu’à présent). Le métro est blindé (impossible de rentrer dans une rame en heure de pointe) et du wifi gratuit est disponible dans toute la ville. En rajoutant à ça l’architecture très occidentale, on n’avait plus l’impression d’être dans l’Argentine qu’on avait vue jusqu’ici.
Parmi les autres détails qui changent, en vrac :

  • beaucoup de mendiants dans les rues (conséquences des crises financières argentines)
  • les femmes portent des chaussures à talons très (trop) compensés que l’on appelle « écrase-merdes »
  • on jette le PQ dans la cuvette des toilettes (et non dans une poubelle à côté comme ailleurs en Argentine)
  • dans les avenues piétonnes, on se fait aborder tous les 10 mètres par des gens répétant « cambio-cambio-cambio » (en clair, ils veulent échanger des euros/dollars contre des pesos argentins, sans passer par les banques, c’est ce qu’on appelle le « blue market », très répandu et a priori assez fiable)
  • les prix ne sont pas les mêmes…
Des beaux écrases-merdes (pas Xavier : regarder les chaussures de la fille)

Des beaux écrases-merdes (pas Xavier : regarder les chaussures de la fille)

Directement après, on a retrouvé notre compagnon du sud de la Patagonie : Karien, dans son dernier jour de voyage avant le retour en France, et on est allé se balader au marché de San Telmo, réputé pour son ambiance mi-bohème, mi-touristique.

Pendant notre séjour, on a logé chez Rafael (via Air Bnb), un adorable musicien argentin. Il jouait très bien du piano et il y avait toujours du monde chez lui. On l’entendait régulièrement jouer du piano ou faire des arrangements sur un futur CD. Un soir dans la semaine, on a mangé ensemble. Le plus dur a été de se mettre à l’heure Argentine : on a commencé à cuisiner à 22h30 ! Ensuite, vers 3h du matin, Rafael et sa copine nous ont emmenés dans un bar voisin, typique : Lo de Roberto. Le bar était minuscule, mais bien occupé, et des musiciens et chanteurs improvisaient des airs de tango. Le public, composé d’habitués, demandait le silence absolu pour mieux apprécier la musique. Un moment super !

Avec Rafael et son piano

Avec Rafael et son piano

La ville de Buenos Aires est très riche culturellement, et, même en sélectionnant, on n’aurait pas pu tout voir. On a commencé par une visite « gratuite » de la ville (comprendre : pourboire accepté), qui nous a beaucoup appris sur l’histoire de l’Argentine et de Buenos Aires. En se baladant dans les rues, on avait l’impression d’être à Paris. Au XIXe siècle, lors de la construction de Buenos Aires, les styles d’architecture français et italien étaient très en vogue et beaucoup des monuments de la ville ont un style occidental avec des matériaux directement importés d’Europe (marbre de Carrare, verre de Murano, vitraux français…). On peut citer le Teatro Colon ou le palais de justice sans compter un nombre incroyable de palaces de familles riches. Buenos Aires nous a aussi paru très éclectique avec des immeubles du XIXe jouxtant des buildings modernes en verre. La colonne vertébrale de la ville est l’immense Avenida 9 de Julio, qui fait 140 mètres de large en plein centre de la ville : 2 fois 6 voies de circulation ! La visite guidée s’est finie au cimetière Recoleta (équivalent de notre Père Lachaise), où on a vu la tombe d’Evita (Eva Peron), extrêmement populaire aujourd’hui encore.

Ville éclectique : les buildings ultramodernes côtoient le XIXe siècle

Ville éclectique : les buildings ultramodernes côtoient le XIXe siècle

L'immense Avenida 9 de Julio, avec son Obelisco

L’immense Avenida 9 de Julio, avec son Obelisco

Ben oui, il faut bien les nettoyer tous ces palaces !

Ben oui, il faut bien les nettoyer tous ces palaces !

Dans la semaine, en s’insérant entre les nuages et la pluie, on a également visité :

  • le palais du Congrès National
  • la cathédrale de Buenos Aires qui ressemble à un temple grec. On y a assisté à la relève de la garde car les grenadiers qui montent la garde sont comme les gardes royaux anglais : ils ne bougent pas et ne parlent pas, alors il faut les relayer régulièrement si on ne veut pas qu’ils meurent d’ennui.
  • le palais municipal, visite juste pour nous deux, par une guide passionnée, et qui a fait durer la visite une heure au lieu des 20 minutes prévues. On a été gatés, et c’était très intéressant de visiter ce palais, en matériaux tous importés de France.
  • le Museo de Bellas Artes qu’on a visité un jour de pluie parmi d’autres. On a été impressionnés par la diversité des oeuvres et leur qualité (sculptures de grèce antique, tapisseries de la renaissance, très importante collection de peintres européens de premier plan, oeuvres d’art moderne).
  • le palais présidentiel : la Casa Rosada. On y a vu l’escalier d’honneur offert par la France, cocorico ! Mais on y a aussi vu le salon blanc (mini réplique de la galerie des glaces), ainsi que le bureau du vice-président et du président. Mais ce qui a le plus marqué les argentins en visite avec nous, c’était le balcon donnant sur la place : lieu sacré où Maradona a tenu la coupe du monde de football en 1986 après l’épisode de la « Main de Dieu ».
La Casa Rosada

La Casa Rosada

Casa Rosada : sur le modèle de la Galerie des Glaces

Casa Rosada : sur le modèle de la Galerie des Glaces

La relève de la garde devant le tombeau de San Martin, un spectacle un peu moyenâgeux

La relève de la garde devant le tombeau de San Martin, un spectacle un peu moyenâgeux

Juste devant la Casa Rosada se tient la Plaza de Mayo. L’endroit était sympathique mais très étrange car 6 véhicules blindés y sont postés en permanence, et les 3/4 de la place sont entourés de barrière anti-émeute. En effet, il y a des manifestations hebdomadaires à Buenos Aires, dont certaines assez vives. Le gouvernement craint les émeutes et se tient donc prêt à boucler la place à chaque instant…

Plusieurs quartiers sont très sympas tels que le quartier de La Boca, mythique berceau de Buenos Aires. Les façades des maisons y sont peintes de couleurs vives et on peut s’aventurer dans les arrières-cours pleines de charme. Mais gare aux pickpockets !

Maisons colorées du quartier de la Boca

Maisons colorées du quartier de la Boca

Arrières-cours de la Boca

Arrières-cours de la Boca

Un autre jour, on a exploré le quartier de Puerto Madero. C’était un ancien port industriel à l’abandon et mal famé qui a été réhabilité en faubourg résidentiel avec d’agréables promenades le long de quais piétons. Les resto/bars huppés y avoisinnent les immenses grues portuaires colorées. On a saisi l’occasion d’aller visiter le Presidente Sarmiento : frégate à vapeur du XIXe siècle qui est amarrée sur les quais du quartier. Le bateau a fait 40 fois le tour du monde et est maintenant reconverti en musée.

Puerto Madero : grues industrielles réhabilitées et immeubles flambants neufs

Puerto Madero : grues industrielles réhabilitées et immeubles flambants neufs

Elsa aimerait bien habiter près d'une grue industrielle

Elsa aimerait bien habiter près d’une grue industrielle

Le Presidente Sarmiento, bateau-musée

Le Presidente Sarmiento, bateau-musée

Noyée au milieu des 9 jours de pluie, une journée ensoleillée nous a permis d’aller à Tigre, ville dans la lointaine banlieue de Buenos Aires, très prisée le week-end par les portenos (habitants de Buenos Aires). Sa particularité est d’être construite sur le delta de l’immense fleuve Parana se jetant dans le gigantesque Rio de la Plata. Ce delta est composé de centaines d’îles. Les locaux se sont adaptés à la géographie : pour se déplacer, les gens n’ont pas de voiture, mais des barques, des avirons. De notre côté, on a pris une lancha (barque collective) pour aller sur une des îles, Tres Bocas. On y a flâné entre maisons sur pilotis, canaux et végétation marécageuse. On a bien aimé l’ambiance décontractée de cette enclave à deux pas de la capitale.

Tigre : les lanchas sur les grands canaux entre les îles

Tigre : les lanchas sur les grands canaux entre les îles

Tigre : petits canaux et moyens de transports locaux

Tigre : petits canaux et moyens de transports locaux

Pour clôturer notre séjour en beauté, on ne pouvait pas quitter l’Argentine sans avoir testé le tango ! Avec nos vêtements pouilleux et nos chaussures de rando, pas question de viser un bar à tango, où la tenue correcte est exigée. On a donc opté pour un spectacle de tango, dans le décor huppé du théâtre Piazzolla, classé monument historique. Avant le spectable, on a eu droit à un cours de tango, et on a donc fait nos premiers pas. Par contre, le reste des touristes s’étaient mis sur leur 31, et on dénotait un peu avec nos grosses chaussures. Mais bon, ça ne nous a pas empêché de nous exercer, même si des chaussures plus fines auraient peut-être été plus recommandées pour le placement des pieds ! Après ça, place au spectacle… Un orchestre jouait avec différents instruments dont un bandonéo, cousin de l’accordéon mais de sonorité très particulière. La danse du tango en elle-même était interprétée par différents couples de danseurs, en tenue très élégantes (en particulier les robes des danseuses, impressionnantes !), et on a eu le droit aux différentes variantes du tango : depuis le tango dit « hollywoodien » car on ne le voit que dans les films américains, jusqu’à des tangos avec portés acrobatiques. On voulait du tango, on en a eu, et ça nous a bien plû ! Seul petit bémol : on n’avait pas le droit de prendre de photos.

Cours de tango à Piazzolla

Cours de tango à Piazzolla

Voilà, on avait de l’appréhension pour cette grosse ville, et on n’y a pas eu une météo très clémente, mais on y a trouvé notre compte et passé un bon moment au final (et encore, on n’a pas parlé des pizzas monstrueuses et des glaces « crapuleuses »). Mais maintenant, c’est fini et il nous faut conclure le voyage en revenant dans le pays du fromage goûtu.

Des rayons entiers de dulce de leche !

Des rayons entiers de dulce de leche !

Ils aiment VRAIMENT beaucoup les drapeaux

Ils aiment VRAIMENT beaucoup les drapeaux

One Response to Buenos Aires : la fin du voyage

  1. Blandine

    Welcome à vous deux, je suis impatiente de vous voir
    Blandine

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