browser icon
You are using an insecure version of your web browser. Please update your browser!
Using an outdated browser makes your computer unsafe. For a safer, faster, more enjoyable user experience, please update your browser today or try a newer browser.

WWOOFing au Hameau de la Lune

Posted by on 16 juin 2016

Du 22 mai au 7 juin

Comme on vous le disait, on vient de passer 17 jours isolés et hors du temps en volontariat à Aldea Luna. On apprécie varier les plaisirs et faire aussi du volontariat pendant notre voyage, ce qui nous permet de rencontrer des Argentins, d’enrichir nos compétences (jardinage, constructions…) et de poser les bagages à un endroit pour plus d’un seul jour.


View Larger Map

Alors, on va planter le décor : « Aldea Luna » veut dire « le hameau de la lune », et porte bien son nom (quand la nuit est claire, les étoiles sont par milliers et on aperçoit la Voie Lactée et les galaxies des Nuages de Magellan).
Les heureux propriétaires du lieu sont Elisabeth et Martin, un couple d’Argentins, la quarantaine. Ils ont décidés, il y a 12 ans, de vivre autrement. Ils ont donc achetés 900 hectares de forêt (oui oui !) près de Jujuy dans le nord-ouest Argentin. Ils souhaitaient avant tout protéger la forêt et ont créé une réserve naturelle. Ils ont tout construit de A à Z (avec l’aide de volontaires) : leur maison, les cabanes des volontaires, les immenses jardins potagers et les chemins de rando aux alentours.

Trois maisons au milieu de la forêt, c'est Aldea Luna !

Trois maisons au milieu de la forêt, c’est Aldea Luna !

Pour y accéder, il faut le mériter, le bus part à 7h du matin de la ville et après 1h30 de piste cabossée, on est déposés au milieu de nulle part ! Il y a quelques maisons, et surtout la forêt semi-tropicale environnante. Mais d’ici, il faut marcher 3 km sur un chemin pas forcément indiqué. Heureusement Chris (un des volontaires) est venu à notre rescousse pour nous guider. Le jour de notre arrivée, il pleuvait, et la marche dans la boue avec les traversées de rivière et les gros sacs-à-dos, c’était comme une marche purgatoire avant d’arriver au paradis !
Allez, dernière montée et on y est, accueillis par les aboiements des chiens de la maison et un petit déjeuner copieux.

Le lieu de vie commun, sous le soleil ! Youpi !

Le lieu de vie commun, sous le soleil ! Youpi !

On découvre l’endroit : le lieu de vie avec cuisine et grande salle à manger, la maison de Martin et Elisabeth, les deux cabines des volontaires et les 3 immenses jardins potagers. Le tout installé sur un relief très valonné. Et tout autour, aucun signe de civilisation, mais de la forêt à perte de vue et les montagnes se dessinant dans l’horizon. La propriété est aussi délimitée par 2 rivières.
Bref, Aldea Luna, c’est un coin de paradis.

Vue sur les environs depuis un chemin de rando

Vue sur les environs depuis un chemin de rando

Notre hébergement sur place

Notre hébergement sur place

Un des jardins potager avec derrière, le lieu de vie (salle à manger, cuisine...)

Un des jardins potager avec derrière, le lieu de vie (salle à manger, cuisine…)

Déco originale à base de piments du jardin... seulement pour les yeux, ça pique fort !

Déco originale à base de piments du jardin… seulement pour les yeux, ça pique fort !

Martin et Elisabeth vivent ici avec leur fille de 3 ans, Ana. Ils ont également un fils de 18 ans, Matias, qui étudie en ville. Il y a du monde à Aldea Luna, avec en moyenne une dizaine de volontaires ! Fran et Caroline, un couple d’anglais très sympathique, ont aussi fait le (bon) choix de vivre à Aldea Luna de manière permanente et prêtent main forte à Martin et Elisabeth pour faire tourner le lieu, parce qu’à l’occasion, ils reçoivent aussi des touristes, comme un hôtel en pleine nature.

Nous, on avait choisi l’option mi-temps : on travaillait le matin et on complétait avec un peu d’argent pour avoir le logement et les repas. Mais il y avait aussi des volontaires plein temps qui travaillaient toute la journée en échange du gite et du couvert (Jo et Chris, d’une extrême gentillesse).
Les tâches étaient variées et Elsa a surtout travaillé dans le potager alors que Xavier aidait à la construction d’une autre cabine.

Le chantier des HOMMES !

Le chantier des HOMMES !

Le seul bémol était la météo, avec beaucoup de pluie et de nuages. Normalement, à cette saison, c’est sensé être la saison sèche avec des journées ensoleillées et des températures avoisinant les 20-25° en journée (la nuit, c’est plus frisquet). Mais là, cela faisait plus d’un mois que la météo était à la pluie et Martin et Elisabeth ne comprenaient pas trop pourquoi, peut-être le phénomène El Nino ou le changement climatique…
Donc, c’était parfois un peu tristoune d’être dans un si beau lieu et de ne pas pouvoir profiter au maximum de la vue et des promenades. Il faisait aussi très froid. Mais la bonne humeur et l’espoir était présents dans la joyeuse troupe de volontaires donc ça aidait. On a eu quelques jours de soleil, tant attendus ; et croyez-nous qu’on en a profité : manger dehors, enlever les couches de vêtements et randonner dans la réserve naturelle.

Autre chose qu’on ne peut pas taire sur ce séjour : la nourriture végétarienne exceptionnelle ! Les légumes du potager étaient délicieux a en faire pâlir Jean-Pierre Coffe (« C’est pas dla merde ça »). Les près de 40 poules du jardin ont aussi bien contribué aux repas avec une moyenne de 20 oeufs pondus quotidiennement.

Ponte quotidienne :)

Ponte quotidienne 🙂

Chaque jour, une équipe cuisine : 1 ou 2 volontaires viennent aider Elisabeth ou Caroline pour préparer « la comida ». A l’heure du repas, on entendait le son de raliement à table : un « A comer » (« à table ») résonnant dans les collines ! On était de grandes tablées, de 10 à 20 personnes à chaque fois (pour vous dire, 8 personnes à table c’était le petit comité ici !). Chaque jour était un régal pour les papilles et ils ne lésinaient pas sur la quantité ni sur la qualité d’ailleurs. Pour vous faire saliver, voici quelques exemples de plats dégustés là-bas : burgers végétariens, cannellonis, salades de roquette et petits pois, soupes de cacahuète, velouté de potiron, pizzas, gâteau à la banane ou à l’orange, pain fait maison tous les jours… et j’en passe.
Ici, un lien vers leur site internet avec des idées et photos sympas de recettes : http://www.aldealuna.com.ar/huerta-organica/

Une des grandes tablées, pour l'anniversaire de Fran

Une des grandes tablées, pour l’anniversaire de Fran

Fran qui souffle ses bougies, avec Ana sur les genoux. Derrière lui, son adorable femme Caroline et à gauche c'est Elisabeth. Et jetez un oeil au gâteau aussi !

Fran qui souffle ses bougies, avec Ana sur les genoux. Derrière lui, son adorable femme Caroline et à gauche c’est Elisabeth. Et jetez un oeil au gâteau aussi !

Les après-midis étaient libres pour nous, et nos activités dépendaient grandement de la météo. Au moindre rayon de soleil, c’était rando dans la réserve naturelle.

Une des rando vers la rivière Tilquiza et ses gorges.

Une des rando vers la rivière Tilquiza et ses gorges.

Les jours de pluie, c’était lecture et jeux au coin du feu. A la fin, on a quand même réussi à essayer tous les chemins de rando disponibles, et ça, c’est une victoire. L’autre victoire était d’avoir vu des toucans (comme Zazou dans Le Roi Lion !), assez inhabituel en cette saison. Le lieu est d’ailleurs un vrai sanctuaire pour toutes sortes d’oiseaux, pour notre plus grand plaisir. Mais le petit hic, c’est quand les chiens (au nombre de 6 !) décident de venir randonner avec nous… comment dire… ils font place nette devant nous ! Donc peu d’observation de piafs !

Un des oiseau du coin : le Celestino Comun, d'un bleu magnifique

Un des oiseau du coin : le Celestino Comun, d’un bleu magnifique

Leur pie locale : le geai acahé

Leur pie locale : le geai acahé

Autre chose, l’eau est précieuse là-bas, pompée de la rivière toutes les 1 à 3 semaines selon la consommation. Elle est ensuite stockée dans de grands réservoirs et une partie est traitée pour être potable. On a donc appris à ne pas tirer la chasse à chaque pipi, à utiliser des bassines pour la vaisselle et à ne pas prendre de douche quotidennement. D’aileurs la question ne se posait même pas vu qu’il n’y avait pas d’eau chaude ! Mais le mercredi et le samedi, c’était le jour de la douche chaude ! En préparation de ce moment de plaisir, il fallait, les jours précédents, ramasser du bois mort dans la forêt afin d’alimenter un poële qui chauffait l’eau de la douche. C’était notre responsabilité de gérer les douches et l’approvisionnement en bois. Le poële mettait 1 à 2 heures pour chauffer l’eau, il fallait l’alimenter en permanence afin d’avoir toujours des flammes. C’était l’occasion de moments conviviaux, et deux fois par semaine, la douche chaude était un peu l’occupation de l’après-midi.

Xavier chargé de faire le feu pour les douches chaudes. Allez souffle bon sang, faut que ça chauffe !

Xavier chargé de faire le feu pour les douches chaudes. Allez souffle bon sang, faut que ça chauffe !

C’est là qu’on prend conscience du confort que l’on a chez nous. Ici, tout prend prend plus de temps et est précieux. On prend le temps de vivre et il n’y a pas de diversions du genre TV ou internet. C’est la simplicité et le retour aux valeurs essentielles.
Ah oui, j’allais oublier les Saturday Night Fever ! Le samedi soir, c’est la grosse fiesta. Les autres jours de la semaine, on n’a pas d’électricité et on s’éclaire avec des petites leds rechargées aux panneaux solaires. Mais le samedi soir, on craque et on allume le groupe électrogène. Et là, c’est l’opulence : lumières, spots, stroboscope, musique et danse jusqu’au bout de la nuit en plein milieu de la jungle ! C’est assez déroutant tellement le contraste est grand avec la semaine, mais c’est aussi très plaisant.

Au final, quelle expérience unique ! Les personnes que l’on a rencontré ici ont un coeur énorme et sont d’une gentillesse exceptionnelle. On a l’impression d’avoir arrêté le temps, l’espace de 17 jours. Le séjour est très vite passé mais, en même temps, on a l’impression d’y être resté 1 mois. Le jour du départ a été un vrai déchirement.
Aldea Luna, on reviendra !

La troupe au complet

La troupe au complet

Et si jamais vous voyagez dans le nord de l’Argentine, on vous en supplie, prenez quelques jours pour connaître cet endroit magique. On peut d’ailleurs y séjourner en « guest », donc sans travailler, pour un tarif exceptionnellement bas.
Si vous n’êtes toujours pas convaincus (ce qu’on a peine à croire après cette plaidoirie !) voici leur site internet : http://www.aldealuna.com.ar/

Autre belle tablée, dehors cette fois-ci, pour l'anniversaire de Martin.

Autre belle tablée, dehors cette fois-ci, pour l’anniversaire de Martin.

2 Responses to WWOOFing au Hameau de la Lune

  1. Mathias

    Je viens !!!!!!!!!!!!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *