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Iguazú ou les grandes eaux

Posted by on 29 juin 2016

Du 17 au 19 Juin 2016

Nous voilà partis pour les chutes d’eau d’Iguazú, une des grandes étapes dans la « todo-liste » de l’Argentine et une des dernières avant notre retour dans la patrie !

Les chutes d’eau se situent dans la région nord-est de l’Argentine, où le pays forme un long bras vers le nord, bordé par le Paraguay à l’ouest et le Brésil à l’est. On est d’ailleurs allés au point de la triple frontière. Les pays sont séparés par d’immenses fleuves et la traversée à la nage n’est pas au programme (les fleuves sont très larges avec un gros débit et une vie aquatique riche en crocodiles !).


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La région est le berceau du peuple guaraní, un peuple amérindien de l’Amazonie. Actuellement, il en reste encore des représentants, mais de moins en moins, à cause de la déforestation… Iguazú, en langue guaraní, signifie « grandes eaux ». Nous, on aurait plutôt dit « spectaculaires eaux » ou « magnifiques eaux » ou « gigantesques eaux » mais ça sonnait moins bien en guaraní, alors on a gardé Iguazú !

Arrivés sur place, on a vite compris qu’on avait changé d’environnement ET de climat ! C’est tropical et très humide, ce qui nous changeait de nos déserts de sel arides à 3500m d’altitude. On a eu la bonne idée de faire une mini lessive de chaussettes à la main, et on peut vous affirmer qu’après 3 jours d’étendage intensif, on est repartis avec les chaussettes propres mais encore trempées ! La forêt tropicale est bien présente et des parcs nationaux ont été crées pour préserver l’environnement de la déforestation. Cette végétation dense, humide, avec palmiers, lianes, fougères, est transpercée de rivières énormes telles que la rivière Paraná ou la rivière Iguazú.

Le fleuve Iguazú, bordé par la forêt.

Le fleuve Iguazú, bordé par la forêt.

Le fleuve Iguazú fait 1300 km de long et se jette dans le Paraná, à l’endroit de la triple frontière. Il paraît que les eaux ne se mélangent pas tout de suite et que l’on peut faire longtemps la différence entre les eaux claires et vertes d’Iguazú et celles du Paraná plus foncées et rougeâtres. Nous on n’a pas vu la différence, ça nous apprendra à faire une visite de nuit !
Le Paraná, c’est un immense fleuve. Pour vous donner un ordre d’idées, il est long de 4000 km, peut atteindre jusqu’à 400m de large, et a un des plus gros réseaux du monde, après l’Amazone et le Mississippi. D’ailleurs, les mecs (pas fous déjà), ils ont eu l’idée farfelue de construire un barrage sur le fleuve, la barrage d’Itaipú. Du coup, je vous raconte pas la taille du lac de retenue en amont (plus de 1000 km2), ni les terrains engloutis par sa construction, ni les conséquences s’il pète … En attendant, il fait son job et fournit 20% de l’énergie du Brésil et 90% du Paraguay.
Bref, je m’écarte un peu avec tous ces chiffres, mais c’est pour vous donner une idée de la taille de ces petites rivières mignonettes.

Mais revenons aux chutes d’eau d’Iguazú. Elles ont comme origine géologique une faille dans le lit de la rivière, provoquant non pas une énorme chute d’eau, mais des centaines de chutes de tailles variées. La majeure partie est du côté argentin et l’autre est au Brésil. Impossible donc de visiter le lieu en une seule journée. Rien que la partie argentine prend une journée complète. Elle est très bien aménagée, avec de nombreux chemins de promenade et des points de vue sur les différentes chutes. Bon, faut l’avouer aussi, les arrêts photo prennent un certain temps cumulé dans la journée, mais ça fait partie de la dure vie de voyageur… La mauvaise nouvelle, c’est qu’on a retrouvé les cars de japochinois et les hauts lieux touristiques avec les files d’attente qui les accompagnent ! Mais pour faire diversion dans les queues, on avait les coatis. Ce sont de mignons petits mammifères à la queue en plumeau qui vendraient leur âme pour une chip laissée tomber par un touriste inattentionné.

Elsa qui sympathise avec un coati : "Petit petit petit"

Elsa qui sympathise avec un coati : « Petit petit petit »

Côté argentin, les passerelles aménagées traversent la forêt tropicale puis sont construites directement sur le fleuve. On voit aussi les « anciennes » ruines des passerelles qui ont été détruites par les crues du passé, super rassurant ! Normalement, si on n’y va pas après une grosse pluie, c’est bon.
Plus de 200 chutes d’eau s’étendent en fer à cheval sur un front de 2,7 km. Le taux d’humidité était à son apogée et la brumisation naturelle nous a souvent trempés jusqu’aux os !

Ca mouille un peu quand même...

Ca mouille un peu quand même…

Un nuage de bruine se formait aussi au-dessus de la plus grosse chute d’eau : la Garganta del Diablo (gorge du diable, encore une !).

La garganta del diablo

La garganta del diablo

Selfie devant la garganta del diablo (ce qu'on ne dit pas, c'est qu'il y avait des centaines de touristes autour de nous, à attendre la place, mais on s'en fout on ne les voit pas sur la photo !)

Selfie devant la garganta del diablo (ce qu’on ne dit pas, c’est qu’il y avait des centaines de touristes autour de nous, à attendre la place, mais on s’en fout on ne les voit pas sur la photo !)

Le débit d’eau brassée par l’ensemble des chutes était très impressionnant (6 millions de litres d’eau se précipitent dans le vide chaque seconde !), à l’origine d’un grondement assourdissant (ce qui n’était pas sans nous rappeler une célèbre course-poursuite de l’espion Hubert Bonisseur de La Bath ! On a marché sur les mêmes passerelles 🙂 ).

Chutes d'Iguazú brésiliennes. Avec la passerelle (douche) de ce bon vieux Hubert !

Chutes d’Iguazú brésiliennes. Avec la passerelle (douche) de ce bon vieux Hubert !

Enfin, tout ça pour dire que les chutes du Niagara n’ont qu’à aller se rhabiller.

Les pensées noyées...

Les pensées noyées…

On est aussi allés du côté brésilien. La vue est plus une vue d’ensemble et s’approche moins des chutes mais reste époustouflante quand même. En tout cas, on ne pourra pas dire qu’on n’est pas allés au Brésil, même si ce n’était que pour quelques heures. Notre passeport est même devenu autonome et a passé la frontière tout seul, comme un grand ! En effet, pour aller plus vite, le chauffeur de bus s’arrête à la frontière et récupère tous les passeports des passagers pour les « faire tamponner » pendant qu’on reste dans le bus. Originale manière de passer la frontière en tout cas. Tudo bem !

Avec l'arc-en-ciel c'est plus photogénique quand même?

Avec l’arc-en-ciel c’est plus photogénique quand même?

Et qui dit climat tropical et forêt, dit oiseaux multicolores ! On a donc visité un magnifique parc des oiseaux côté brésilien, juste à côté des chutes d’eau. Elsa était vraiment enthousiaste et impatiente d’y aller et nous n’avons pas été déçus. Des oiseaux comme s’il en pleuvait, de toutes sortes, et d’immenses volières pour être au plus près.

Ara ararauna

Ara ararauna

Alors pour l'anecdote, cette photo n'est pas pour dire que les flamants roses sont narcissiques (bien qu'on n'en sache rien), mais on a appris qu'ils ne se reproduisaient que s'ils étaient en grande colonie alors pour feinter, ils ont installé des miroirs pour leur faire croire qu'ils sont des millions alors qu'ils ne sont que 30 ! Pas bête, enfin l'homme, pas le flamant ;)

Alors pour l’anecdote, cette photo n’est pas pour dire que les flamants roses sont narcissiques (bien qu’on n’en sache rien), mais on a appris qu’ils ne se reproduisaient que s’ils étaient en grande colonie alors pour feinter, ils ont installé des miroirs pour leur faire croire qu’ils sont des millions alors qu’ils ne sont que 30 ! Pas bête, enfin l’homme, pas le flamant 😉

Les toucans nous ont chatouillé les pieds et les aras ont grignoté nos chaussures (véridique) ! La vedette du parc et de la région reste le toucan, incroyable création de dame nature. Son bec est démesuré, aussi bien en taille qu’en intensité de couleurs. Son oeil est bleu vif. L’objectif de notre appareil a surchauffé !

Le majestueux toucan grande (ou Zazou pour les fans du Roi Lion)

Le majestueux toucan grande (ou Zazou pour les fans du Roi Lion)

De près, incroyable !

De près, incroyable !

Il existe plusieurs sortes de toucans, mais le roi c’est le Toucan Grande. Il y a aussi le toucan au bec vert et quelques autres. Elsa aurait pu rester à vie dans les volières avec les touctouc ! Quel déchirement de partir !

Le toucan à bec vert et sa mini langue !

Le toucan à bec vert et sa mini langue !

Allez, tout le monde prend la pose SVP !

Allez, tout le monde prend la pose SVP !

Ah oui, dernier point, on a également visité un refuge pour animaux qui recueille oiseaux et autres espèces locales. Les animaux arrivés ici sont soit blessés, soit le résultat de trafic de vente d’animaux ou de braconnage. C’est triste et décevant de re(découvrir) tout le trafic qu’il peut exister et la cruauté de ces personnes qui n’ont pour but que le profit. C’est bien que des refuges comme ça existent mais on préfèrerait s’en passer. Désolé pour cette note triste mais aussi réaliste. Mais il est aussi bien de prendre conscience que toute cette belle nature est grandement menacée par l’homme avec la déforestation et le trafic d’animaux, entre autres. Et ça, les tours opérateurs ne s’épanchent pas dessus …
C’était la minute Nicolas Hulot/Brigitte Bardot (comme vous préférez), merci de votre attention !

Hasta luego !

Tête à tête entre Zazou et Zazou

Tête à tête entre Zazou et Zazou

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