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Los Glaglaciares !

Posted by on 4 mai 2016

Du 11 au 16 Avril 2016

Allez, parce que ça commence à cailler sérieusement au Chili, on devient raisonnables et on entame notre remontée vers le nord de l’Argentine ! Il y a du chemin à faire : l’Argentine c’est grand.


Notre prochaine étape a été El Calafate, qu’on a rejoint en bus depuis le Chili. El Calafate est une des villes les plus touristiques du pays avec son attraction principale : le parc national « Los Glaciares ». La ville n’a rien d’exceptionnel : une rue principale animée par des magasins très orientés tourisme. Notre planning était de rester 1 journée à El Calafate pour visiter le glacier Perito Moreno. Mais ça, c’était avant la malchance de l’autostop…


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La ville est donc la porte d’entrée principale vers le parc national des glaciers, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Le parc fait plus de 700 000 ha. Il regroupe deux lacs de glacier et le Campo de Hielo (« champ de glace »), immense glacier de 350 km de long (!) qui s’étend du nord au sud entre Argentine et Chili. Un des bras de cet immense glacier s’appelle le Perito Moreno, un des clous du voyage en Patagonie. Ce mignon « bébé » de glace ne mesure pas moins de 14km de long sur 4km de large et se termine dans un lac…
C’est un des glaciers les plus vivants de la planète, il peut avancer jusqu’à 2m par jour. Sa particularité est d’être le seul glacier au monde à « avancer » (mise à jour : d’après Nico LBT, ce n’est pas le seul, mais un des rares). Enfin, tous les glaciers sont en mouvement, on est d’accord. Mais la plupart, malgré leur avancement, perdent du terrain et se raccourcissent. Par ailleurs, le Perito Moreno se termine dans un lac et souvent, le glacier traverse complètement le lac, touchant alors la rive opposée. L’écoulement du lac est alors bloqué et les eaux du lac creusent un tunnel dans la glace. Cela crée un pont de glace, qui finit par s’effondrer au bout de quelques mois/années, quand il est trop fragile. Cela s’est d’ailleurs produit quelques mois avant notre venue : il ne restait que quelques bouts de glace sur la rive du lac.
Enfin… Tout ça pour dire que ce glacier est en mouvement perpétuel et le visiter est un spectacle vivant. On a voulu aller le découvrir en autostop mais… comment dire… ça a été un échec avec deux tentatives de 3h d’attente sans succès. Pourtant, on avait « nos » chiens errants pour nous aider à freiner les voitures. En marchant, 4 ou 5 chiens errants nous ont suivis (habituel en Argentine il paraît) et ils s’attaquaient aux voitures qui passaient, les obligeant à freiner. Mais malgré ça, on n’a pas eu de succès et on s’est résignés à prendre un taxi.

Attaque de chiens errants

Attaque de chiens errants

En mode stop avec l'ami le chien ;)

En mode stop avec l’ami le chien 😉

Une fois sur place, on a vite oublié notre mésaventure du pouce levé ! On en a pris plein les mirettes, avec en prime une journée ensoleillée. Le glacier est gigantesque et on peut l’approcher de près grâce à un système de passerelles aménagées. C’est comme être au pied d’un immeuble de glace bleue : il s’arrête net, comme coupé au fil à beurre, le dessus du glacier formant des pics acérés.

Selfie devant le glacier Perito Moreno

Selfie devant le glacier Perito Moreno

Le mur de glace ...

Le mur de glace …

L'immensité du Perito Moreno

L’immensité du Perito Moreno

Des blocs de glace se suicident régulièrement dans le lac, formant des minis-tsunamis 😉 Mais il faut regarder au bon endroit au bon moment, car lorsqu’on entend la glace se décrocher, il est déjà trop tard pour la voir tomber.

Mini tsunami

Mini tsunami

Le mur du glacier est très haut (70m), et la partie immergée est bien plus grande, ce qui est difficile à imaginer. Le seul regret de notre visite est qu’elle a été un peu courte, on aurait pu rester la journée entière à écouter et regarder ce géant de glace.

C'était dur de décrocher ... pas pour les morceaux de glace par contre !

C’était dur de décrocher … pas pour les morceaux de glace par contre !

Xavier dans son élément

Xavier dans son élément

Le lendemain, nous continuons vers le nord, jusqu’à El Chalten, à 2h de route. Entre les deux villes, il n’y a pas grand-chose à voir, à part de grandes steppes désertiques et quelques guanacos (lama local) et nandous (autruche locale). La petite ville d’El Chalten, au pied du Fitz Roy (3441m), est perdue au milieu des Andes, et on est toujours dans cet immense parc national Los Glaciares. Elle est beaucoup plus petite et moins touristique, car il n’y a « que » des randonnées à faire dans le coin ! La plupart des sentiers partent directement de la ville. Sans perdre de temps, une fois sortis du bus, on s’est dirigés vers la laguna Torre, au pied du cerro Torre (3138m). Le sentier était facile et les paysages d’automne étaient très beaux mais ce jour-là, on était pressés et préoccupés par arriver au campement avant la nuit et la pluie qui menaçait. Tout s’est bien terminé : pas de grosse pluie, et on a pu monter la tente de jour. On profitera des paysages le lendemain !

Notre maison du soir, espoir

Notre maison du soir, espoir

Après une nuit réparatrice et étonnamment pas trop froide, on remet les sacs sur le dos pour aller découvrir les environs. La laguna Torre, beige, est nichée au pied du cerro Torre, et de nombreux icebergs flottent à sa surface. L’environnement est très boisé ; à cette période les feuilles sont flamboyantes, les paysages sont magnifiques.

Laguna Torre

Laguna Torre

On ira, où tu voudras quand tu voudras ...

On ira, où tu voudras quand tu voudras …

On a ensuite rejoint le campement au pied du Fitz Roy, une des montagnes mythiques de Patagonie. Le but : aller voir le lever de soleil sur la montagne. La dernière fois, à Torres Del Paine, on n’avait pas eu de chance sur le lever de soleil, et statistiquement, on s’est dit que cette fois-ci était la bonne. Après une bonne grimpette à la frontale au matin, on est arrivés sur un lac d’altitude bleu (laguna De Los Tres) au pied de l’impressionnant Fitz Roy. Cette montagne est composée de plusieurs pics rocheux verticaux dont l’ascension est réservée aux plus expérimentés (on dit que c’est plus difficile que le mont Everest). Mais ce jour-là, le majestueux Fitz Roy a fait son grand timide et est resté caché sous les nuages. 🙁

Glagla en attendant le soleil levant au pied du Fitz Roy

Glagla en attendant le soleil levant au pied du Fitz Roy

On a pu apercevoir ses grands pics seulement sur le chemin du retour, où il s’est un peu dégagé, mais toujours pudiquement.

Le timide Fitz Roy

Le timide Fitz Roy

On a ensuite pris le temps de retourner à El Chalten, car le bus qu’on avait réservé ne partait pas avant le soir.

Voilà pour le sud de la Patagonie. Et maintenant on remonte 1300 km vers le nord pour aller se caler en WWOOFing vers El Bolson pour en apprendre plus sur les constructions naturelles.

Une dernière pour la route

Une dernière pour la route

(Mise à jour : on a rencontré un sympathique français à El Calafate puis on l’a recroisé brièvement à El Chalten. Il a fait un article splendide sur ces deux lieux, avec des photos dignes d’un professionnel. N’hésitez pas à jeter un coup d’oeil en cliquant ici !)

6 Responses to Los Glaglaciares !

  1. Nico LBT

    Nice ces photos!

    sinon petite correction, ce glacier n’est pas le seul à avancer : https://www.geolounge.com/karakoram-anomaly

    en cherchant je suis même tombé là dessus sur une liste des glaciers qui avancent :
    la majorité des glaciers de Norvège
    la majorité des glaciers de Nouvelle-Zélande
    le glacier Maili en Russie
    le glacier Abramov au Kirghiztan
    le glacier Silvretta en Suisse
    le glacier Perito Moreno en Argentine
    certains glaciers aux États-Unis, notamment la calotte locale du Mont McKinley et le glacier Hubbard
    l’Indlansis du Groenland s’épaissit.

    • dukiliaukiwi

      Eh ben dis donc on dirait que quelqu’un a du temps à passer sur internet 😉 Appellation LBT reconduite en tout cas !

      Sinon, on avait bêtement cru ce que disaient nos guides mais il est vrai que les informations « touristiques » sont parfois biaisées. tous les sites paraissent être uniques au monde selon eux !
      Par contre : correction de la correction, en NZ on avait entendu que plusieurs glaciers avaient effectivement avancé dans les années 90 en raison des importantes précipitations, mais qu’ils sont globalement dans un mouvement de recul.

  2. Fabrice

    Hello les collègues !

    J’ai souris en lisant vos textes très vivants et drôles: j’ai tenté le même stop au même endroit avec les mêmes mascottes à quatre pattes qui ne me lâchaient pas d’une semelle ! Inutile de préciser que j’ai aussi fais choux blancs… Si çà tombe les automobilistes pensaient que les 4 chiens faisaient parti du « kit » à prendre en stop ! (2 personnes + sacs à dos + 4 chiens, tu m’étonnes …)
    Très belles photos, on s’y croirait !
    Merci pour la « Pub »
    Amitiés
    Fabrice
    PS : si vous avez la réponse à cette question qui me turlupine : Quand Périto avance, quid des passerelles de visites qui se trouvent sur son passage ????????? Ils les démontent ?????

    • dukiliaukiwi

      Ha ha !
      Le stop en Patagonie en dehors de la saison touristique, c’est visiblement voué à l’échec.
      Mais des fois ça marche, on a rencontré une fille qui a été au glacier Perito Moreno en stop avec… les gardes-parcs, qui lui ont également donné leurs horaires de retour et l’ont ramené en ville le soir !
      Maintenant on est prudents : quand on fait du stop, on regarde les horaires de bus et on prévoit une heure d’abandon pour le plan B. Mais on a eu quelques expériences plus heureuses dans le nord du pays (on racontera ça prochainement).

      Sinon, pour Perito Moreno qui avance, bonne question… Il nous semble que les passerelles sont hors de portée du glacier. On espère qu’ils ne doivent pas les reconstruire tous les 2 ou 3 ans !

  3. Chantal FAURE

    WAOUH !!!!!

  4. lesterres froides

    Bon, ben on rêve devant ces belles photos
    Le Fitz Roy, la Patagonie, …
    C’est super: ça nous donne encore plus l’envie d’y aller
    Etonnant cette coupure très nette du glacier ds le lac: pas compris comment ça pouvait se faire, on va être « obligé » d’aller voir sur place
    Bonne suite avec des temp plus clémentes, au Nord

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