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La Rioja et Belen : paysages et rencontres inattendus

Posted by on 22 mai 2016

Du 11 au 15 mai 2016

Depuis Cordoba où nous étions, on a pris un bus de nuit pour la Rioja, départ 23h55, arrivée 6h : une nuit bien confortable en perspective (ou pas) ! On pensait simplement se servir de la ville comme base de visite au parc Talampaya, dont les descriptions nous avaient faits saliver. Cependant, en arrivant à La Rioja, la pluie en a décidé autrement !



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On a donc trouvé un hôtel en ville, posé nos sacs à dos, et on est partis visiter la ville en espérant que la météo du lendemain soit plus clémente. On s’est retrouvés en ville vers 14h30 / 15h, donc en pleine « siesta ». C’est là où on a compris l’ampleur de cette tradition : dans cette ville de plus de 100.000 habitants, il n’y avait personne dans les rues, les musées et magasins étaient fermés, et rien n’ouvrait avant 18h : une vraie ville fantôme !

Tentant notre chance, on est rentrés dans une maison historique de la ville qui faisait partie des bibliothèques municipales. C’était ouvert (incroyable !) et le sympathique conservateur, Fernando, nous a fait une visite guidée des lieux, d’un point de vue historique et littéraire. Il était tellement content de discuter avec des représentants du pays de Victor Hugo et Jules Verne, qu’il nous a offert deux de ses propres livres, dont un livre destiné à être lu dans les transports en commun. Parfait pour nous, vu le temps qu’on y passe !

Après ça, on a pu visiter la ville, son musée archéologique et bénéficier de démonstrations d’instruments de musiques pré-hispaniques, c’était assez fou. On a également vu en ville de nombreux arbres appelés « Palo Borracho » (bâton ivre), du fait de la forme de son tronc : il ressemble à une bouteille de Perrier. Mais attention en le touchant : il est couvert d’épines. En tout cas, il y en a beaucoup sur les places publiques et on aime bien cet arbre rigolo.

Un Palo Borracho : en forme de bouteille

Un Palo Borracho : en forme de bouteille

De retour à notre sympathique auberge, on a noué contact avec Damian, un juriste argentin en déplacement pour son boulot. Très sympathique, on a d’abord partagé un mate, avant de discuter de tout et de rien. Il nous a conseillé sur la suite de notre itinéraire, nous recommendant d’éviter les villes par lequelles on voulait passer et de plutôt retrouver la Ruta 40 et passer dans de petites villes montagnardes. Il a contacté pour nous ses amis de la région pouvant nous conseiller. Le soir, dégustation d’empanadas arabes (grosse communauté syrienne et libanaise dans cette région) : ces petits chaussons typiques, fourrés à la viande, sont décidement délicieux, mais on n’en est pas encore certains, il faudra qu’on réessaye.

Le lendemain, la météo étant meilleure, on a enfin pris le bus pour Talampaya. Ce parc national est classé au patrimoine mondial par l’UNESCO. Le parc est situé dans une zone désertique, et tout le paysage est de couleur rouge : sable rouge, roches variant du rose pâle au cramoisi… Il y a surtout un canyon impressionant dans lequel on passe. Le peu d’eau de la région y est drainée, et agit comme un jardin botanique en concentrant la flore comme la faune : on y a croisé nandous, maras (gros gros lièvres ou lapins géants comme dans le lapin-garou de Wallace et Gromit !), condors, guanacos, chauves-souris endormies, et renards (mais pas de tarentules, au grand désespoir d’Elsa…). Encore une fois, les pumas étaient présents mais pas visibles. 🙁

What does the fox say ?

What does the fox say ?

Il est obligatoire de passer par un tour-opérateur pour visiter le parc, et on a donc fait la visite dans un bus 4×4, avec des arrêts photos et petits tours à pied, et on se mettait à l’air libre au sommet du bus pour admirer les paysages : rouler dans un canyon de 200 m de largeur, avec des parois de plus de 150 m de haut, c’est impressionnant.

L'entrée du canyon de Talampaya

L’entrée du canyon de Talampaya

Les arrêts à différents sites étaient très variés : on y a vu des sculptures naturelles dans la roche, style cheminée de fée : la bouteille et le moine. A d’autres endroits, c’étaient des immenses piliers dans la falaises : la cathédrale. A un autre endroit, un tuyau naturel de 4 m de diamètre sur toute la hauteur de la falaise (150 m), et en criant dedans, on entendait les échos nous répondre (on a compté jusqu’à 4 échos successifs).

La Cathédrale

La Cathédrale

Avec "El Monje" (le moine)

Avec « El Monje » (le moine)

Tuyau naturel dans la falaise

Tuyau naturel dans la falaise

Petit bonus de l'excursion : dégustation de vins de La Rioja dans le désert

Petit bonus de l’excursion : dégustation de vins de La Rioja dans le désert

Egalement, on y a vu des sites archéologiques : des pétroglyphes très anciens sont visibles, de différents peuples (jusqu’à 500 ans avant notre ère), on y reconnait des lamas, des nandous et des hommes. On a également vu un gran nombre de mortiers creusés dans la roche, pour broyer les graines et faire de la farine… Par contre la roche étant très tendre, des particules de roches se mélaient à la farine ; résultat : toutes les dents retrouvées par les archéologues étaient extrêmement usées, malgré le jeune âge des corps retrouvés.

Pétroglyphes de Talampaya

Pétroglyphes de Talampaya

Mortiers communautaires dans la roche

Mortiers communautaires dans la roche

Ensuite, retour en bus à La Rioja. On a oublié de vous parler des nombreux contrôles de police dans tous le pays. A chaque entrée/sortie de ville, il y a un contrôle de police, pour rechercher la drogue, on a cru comprendre. Cette fois-ci, ils sont montés dans le bus, fouiller les sacs de beaucoup de passagers. Les touristes allemandes situées à côté de nous, ont eu le droit à une fouille poussée (les flics ne rigolaient pas), mais pas spécialement nous, on ne doit pas avoir des têtes de trafiquants.

Le lendemain, on est allés en autostop à Belen : pas de bus direct pour aller dans cette ville perdue qu’on nous avait conseillée. Ca a été un peu laborieux par moment, et ça a bien marché à d’autres : au final, on a fait la moitié du trajet en autostop, l’autre moitié en bus. Le soir, à Belen, on a fait notre première expérience de couchsurfing chez la famille Avar Saracho. Le couchsurfing consiste en un réseau de gens qui hébergent gratuitement les voyageurs de passage. C’est un moyen économique de voyager et ça permet de rencontrer des locaux. Antonio, notre hôte, adore aider les voyageurs de passage : il ne leur demande rien et est inscrit sur beaucoup de sites similaires : couchsurfing, hospitality club, warmshower (pour les vélos, petite dédicace aux biolois)… Entre sa boutique de produits de fabrication artisanale (ponchos de qualité), la vente par internet, et ses 5 enfants, il est très occupé. Cependant, il a trouvé le temps de nous accueillir, et de nous conduire à notre hébergement : il construit un hôtel en périphérie de la ville, où on a dormi. Il nous y a conduit en moto, un par un. Il faut nous imaginer, chargés comme des mules avec nos gros sacs à dos à l’arrière de sa moto. On a eu la peur de notre vie et cru tomber de la moto à chaque accélération, mais on est arrivés vivants !

Antonio, notre hôte de couchsurfing

Antonio, notre hôte de couchsurfing

Les gros sacs sur une moto, c'est comme les montagnes russes sans sécurité

Les gros sacs sur une moto, c’est comme les montagnes russes sans sécurité

Vue sur les environs de Belen : montagnes typiques de la région

Vue sur les environs de Belen : montagnes typiques de la région

Aux alentours de Belen, sur la Ruta 40, il y a beaucoup de choses à voir et à faire. Malheureusement beaucoup sont inaccessibles quand on n’a pas de véhicules : on a laissé tomber l’idée d’aller au Paso San Francisco et tutoyer les sommets de plus de 6000 m ; de même, pas possible d’aller à Antofagasta et aux réserves de biosphères : il n’y a qu’un bus par semaine, ou une alternative très couteuse via agence touristique… Heureusement, on savait ça avant de venir. Plus accessible, on est allés à la ville voisine de Londres et ses ruines incas du Shincal de Quivimit. Très peu touristique, il s’agit d’un site archéologique très riche : c’était à l’époque la capitale régionale de l’empire inca. On a visité cette cité située dans un décor semi-désertique, entourée de cactus et de montagnes magnifiques : les collines dédiées au culte du soleil et de la lune, les maisons, murs d’enceinte, bâtiments administratifs et encore la plateforme rituelle au centre de la ville.

Ruines incas de Shincal de Quimivil, au milieu des Andes

Ruines incas de Shincal de Quimivil, au milieu des Andes

Les escaliers vers le ciel

Les escaliers vers le ciel

Surprise dans les ruines : Triste Sire et Kaa prennent un bain de soleil

Surprise dans les ruines : Triste Sire et Kaa prennent un bain de soleil

En bonus, puisqu’on est arrivé dans la région du nord de l’Argentine où la culture est moins européanisée, et plus proche de la Bolivie : on a vu nos premiers lamas ! On a même pu les caresser, même si Elsa s’est bien méfiée : dès que les lamas tournaient la tête vers elle, elle s’enfuyait en courant, de peur de finir comme le Capitaine Haddock (« Quand lama fâché, señor, lui toujours faire ainsi… »).

Quand lama fâché...

Quand lama fâché…

[Bonus] Ca roule ?

[Bonus] Ca roule ?

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