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Bonne étoile

Posted by on 19 mai 2016

Du 1er au 10 mai 2016

Après notre autarcie de 15 jours dans la chacra Reko à El Bolson, retour à la civilisation (et potentiellement la chaleur) avec la ville de Bariloche. On sort donc de notre trou pour s’essayer encore une fois à l’autostop (par ici, ça marche mieux, nous a-t-on dit…). Après des adieux en règle à Reko, on recharge les backpacks sur le dos et on retrouve les routes goudronnées, la circulation, ça fait bizarre après être resté en dehors du monde quelque temps.

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Le stop (« a dedo » comme ils appellent ça ici, ce qui veut dire aller avec le doigt), marche mieux que nos précédentes expériences : sur la route de Bariloche, on fait la charmante rencontre de Celeste et Rauli, qui nous font une place dans leur voiture de fortune où il y a déjà une autre auto-stoppeuse. A 5 dans la voiture, on sympathise vite et Rauli et Celeste nous proposent de faire une petite étape de marche sur la route pour aller voir un superbe lac perdu dans les montagnes, super sympa. Ensuite, par chance, ils allaient directement à Bariloche, notre destination, où ils habitent. Celeste est prof de yoga et Rauli travaille dans l’étude et la préservation de la flore locale. C’est un couple très apaisant et ils respirent le bonheur tous les deux. Une fois arrivés en ville, ils nous proposent de nous héberger gracieusement chez eux, ce qu’on accepte volontiers. On ne va pas louper une occasion de vivre avec les locaux ! 😉 Ils ont une petite maison sans prétention dans la proche banlieue de la ville avec un chaton, Mora ! Au total, on y restera deux nuits.

Chez Celeste et Rauli

Chez Celeste et Rauli

Sinon, pour vous donner une idée, la ville de Bariloche, c’est un peu le Chamonix de l’Argentine. C’est la plus célèbre des stations de ski d’Argentine, et la ville dénote, par son ambiance et ses sapins, avec les cités environnantes. Les Brésiliens aisés y viennent en masse l’hiver pour le ski et la fiesta. La ville est mignonne, sans plus. On est allés faire un tour au Cerro Campanero, où après une petite grimpette, on découvre une superbe vue sur les montagnes environnantes et les lacs découpés de la région, c’était très beau.

Vue sur les environs de Bariloche depuis le Cerro Campanero

Vue sur les environs de Bariloche depuis le Cerro Campanero

Sinon, l’autre découverte de la ville fut culinaire avec le « chocolat en rama ». Allez, on va faire siffler les oreilles des Argentins un peu : le chocolat, c’est pas leur spécialité … Mais à Bariloche, il existe du chocolat en rama excellent, c’est difficile d’expliquer comment il est fait mais après tout on s’en fout, ce qui compte c’est qu’il fond dans la bouche et est délicieux. On vous laisse saliver sur les photos !

CHOCOLAT ! CONTENTS !

CHOCOLAT ! CONTENTS !

Le fameux chocolat en rama

Le fameux chocolat en rama

Et dernière anecdote surprenante, ici, en Argentine, la gestion des déchets est un peu compliquée et ils sont envahis de plastiques (sacs et bouteilles), sur le bord des routes par exemple et souvent dans des lieux naturels protégés. C’est assez triste. Parfois, cela gâche la beauté des paysages, mais après plus d’un mois dans le pays, c’est malheureux mais on s’y est un peu habitués je crois. 🙁
On trouve également peu de poubelles de recyclage. Mais à Bariloche, ils ont leur manière bien à eux de faire du tri de déchets : on trouve deux types de poubelles dans les rues, une première pour « residuos secos » et une deuxième pour « residuos humidos ». Ma foi, original comme tri, de séparer les déchets secs de ceux humides. Par exemple, le mouchoir usagé on le jette où ? Ca, c’est une question existentielle quand même.

Une autre idée du tri des déchets...

Une autre idée du tri des déchets…

Après Bariloche, on s’est réhabitués un peu à la civilisation et tant mieux, parce que les deux étapes suivantes sont Mendoza et Córdoba, deux groooosses villes !
A Mendoza, qu’on a rejoint en bus (après échec du stop !!), on ne s’est pas trop attardés, pressés de remonter vers la chaleur. La province de Mendoza est célèbre surtout pour son vin ! Mais ici, pas de dégustation ni de visite de vignobles pour nous, on se réserve pour plus tard ! La ville garde des bâtiments d’un passé colonial espagnol mais une grande partie a été reconstruite suite à des séismes. L’architecture globale de la ville est plutôt aérée du coup (normes antisismiques), avec des allées d’arbres. Il y a aussi une jolie petite place avec des azulejos, carreaux de faïence décorés avec des formes géométriques et des couleurs vives. On a aussi vu d’anciens édifices de banque : pas de doute, les banques, quelle que soit l’époque ou le lieu dans le monde, elles ont toujours du fric !

Une facade de banque à Mendoza

Une facade de banque à Mendoza

Mendoza est aussi le point de départ des excursions pour l’Aconcagua (plus haute montagne du monde en dehors de l’Himalaya). Le sommet à 6962m d’altitude, n’était pas à notre programme : pas la bonne saison, pas l’entrainement, assez cher ! Mais à défaut, on est allés à Puente del Inca, un mini village à flanc de montagnes, à 4 km de l’Aconcagua. Là-haut, à 2700m d’altitude, on était un peu essoufflés en portant nos gros sacs à dos. Il faisait froid et il a neigé mais le lendemain, le soleil était au rendez-vous et on est allés inspecter la « sentinelle de pierre » de plus près (c’est la signification de « Aconcagua » en langage quechua (non, pas Decathlon !)). Le géant de pierre et de glace a été moins timide que le Fitz Roy et s’est bien montré. On restait tout de même loin, et finalement, vu qu’on était déjà à 3000 m d’altitude, il n’était pas si impressionnant que ça, enfin, tout est relatif ! Mais les paysages n’en restaient pas moins superbes.

Au pied de l'Aconcagua

Au pied de l’Aconcagua

Formation géologique étonnante à Puente del Inca où la rivière a crée son propre pont. On voit aussi un ancien hôtel thermal. Les couleurs oranges sont liées à des composants ferreux.

Formation géologique étonnante à Puente del Inca où la rivière a crée son propre pont. On voit aussi un ancien hôtel thermal. Les couleurs oranges sont liées à des composants ferreux.

Ensuite, retour à Mendoza en stop : un ancien policier à la retraite (oui je sais, on va se spécialiser dans l’autostop avec les flics !) nous a gentiment reconduits en ville. Pendant le trajet de 2h environ, il a beaucoup parlé et nous on a quasiment rien compris !! Il avait une voiture bien fatiguée et on a cru ne jamais arriver sans panne jusqu’à Mendoza ! Mais comme on dit dans le milieu de l’autostop : « Voiture pourrie, voiture quand même ». On a inventé ce dicton parce que souvent c’est les voitures les plus déglinguées qui nous prennent en stop, et nous, on les remercie !

La prochaine destination de notre remontée vers le Nord était Córdoba, deuxième ville du pays. On y est arrivés de nuit, en bus, à 23h30 et on s’est égarés pour trouver notre hôtel. En fait, l’adresse dans le Routard était erronée et nous a amenés dans les quartiers « chauds » de Córdoba. Quand on a commencé à ne plus voir grand-chose dans la rue et à voir des minettes (ou minauds, on sait pas…) en minijupe sur le trottoir, on s’est dit qu’il ne devait pas y avoir d’hôtel dans le coin ! Heureusement, on a rencontré nos anges gardiens, un couple d’Argentins très aimables qui nous ont raccompagnés sur le droit chemin ! Bref, on s’est un peu perdus, mais l’avantage c’est qu’on est tombés par hasard sur la place San Martin où le samedi soir, les locaux dansent le tango en plein air. C’était très chouette et on s’est sentis tout de suite dépaysés.
L’ambiance tango en vidéo, ça donne ça : https://youtu.be/kO8my1v6hiY .

Après une courte nuit en auberge de jeunesse, le lendemain, on a fait une visite guidée de la ville. Dans le passé, la ville avait un grand rayonnement dans le pays. Les jésuites avaient fait de Córdoba leur capitale et on y trouve de nombreuses églises ainsi que la première université d’Argentine. On a pu rentrer dans la salle des thèses, très impressionnante. Je suis contente d’avoir passé la mienne dans un petit amphithéâtre tout mignon. 😉

Salle des thèses de l'univeristé de Córdoba

Salle des thèses de l’univeristé de Córdoba

Cathédrale de Córdoba

Cathédrale de Córdoba

On s’est échappés de la ville une journée pour aller au parc national Quebrada del Condorito, à 2h de bus. C’est la basse saison en ce moment, au début de l’hiver, et de nombreux chemins de randonnée ne sont plus ouverts. On a donc fait une rando sur la journée avec, comme point d’intérêt principal, des condors. On est arrivés vers une falaise qui surplombait une vallée et qui dominait aussi les majestueux condors. On a eu droit à un ballet magnifique de vols de condors. Cet oiseau, de la famille des vautours, ne fait pas moins de 3 mètres d’envergure les ailes déployées et son vol paraît vraiment aisé, porté par les courants d’air chaud. Parfois, ils se posaient sur les pierres de la falaise d’en face et on les observait faire leur toilette. Un beau moment, le temps a filé à toute vitesse à les admirer.

Les paysages du parc national del Condorito

Les paysages du parc national del Condorito

Môsieur le condor se repose

Môsieur le condor se repose

Córdoba possède aussi un quartier plus moderne, avec des artistes et un marché artisanal immense où on s’est perdus, cette fois-ci avec plaisir. Les objets artisanaux (sacs, bijoux, récipients à maté) étaient très beaux et la tentation de les acheter omniprésente mais on a été raisonnables, on n’a rien acheté, faute de place dans les sacs à dos. Il y avait aussi des petits groupes de musique, donc une chanteuse reprenant Edith Piaf (Milord) ou bien Aznavour (La Bohème).

On a aussi trouvé notre bonne étoile à Córdoba, je pense, car :
– dans le bus pour le parc des condors, on a oublié la liseuse électronique… On ne comptait pas trop la retrouver, mais surprise, le soir, on a reçu un mail de la part d’un informaticien de Córdoba nous disant qu’il avait retrouvé la liseuse et qu’on pouvait passer la chercher ! Trop bien. On l’a couvert de sucreries !
– dans la rue un soir, on a perdu notre guide de Routard, impossible de le retrouver sur nos pas ! La déprime nous a gagnés, on était tout perdus sans notre Routard chéri. Le lendemain (jour de deuil !), on a fait toutes les librairies pour en chercher un. Mais ici, le Routard n’est pas célèbre comme par chez nous ! En visitant l’université jésuite, on a rencontré notre troisième ange gardien, Corentin, un Français en voyage en Argentine. On lui a raconté nos malheurs et dans une bonté extrême, il a décidé de nous prêter son guide du Routard, parce qu’il n’en avait plus l’utilité, il rentrait en France dans une semaine. MERCI CORENTIN !

Nous espérons que les anges gardiens vont nous suivre pour la suite de notre périple !

4 Responses to Bonne étoile

  1. Damian Abel

    A estos chicos tuve el placer de conocerlos en la provincia de La Rioja, les deseo muchas felicidades en sus viaje!!!

  2. Raulí y Cele

    Hola! terminamos de mandar un mail, y entramos al blog y nos encantoooooo! que bellas palabras decriben sus vivencias!! Es hermoso reconocerlos, amigos como de toda la vida!!
    Sigan viajando rodeados de aves que son como angeles!! Gracias por sus apreciaciones. Muy bueno saber que fue pasando en su recorrido.
    Los queremos ya mucho! Cele y Raulí

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