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¿Hola qué tal? ¡Muy bien, estamos en Ushuaïa !

Posted by on 10 avril 2016

Du 27 au 31 Mars 2016

Ca y est, c’est confirmé, on a fermé la page de NZ mais le livre n’est pas fini et après un entracte à Sydney, nous voilà bien arrivés en Amérique du Sud.

Bien arrivés, oui, mais quel voyage ! Près de 15h d’avion avec un décalage horaire bizarre, genre on revit deux fois la même journée… On a retrouvé nos bonnes habitudes d’avion : dodo-manger-pissou-dégourdissage de jambes. Mais le plus dur, c’était les 24h d’escale à Santiago du Chili avec nuit sur les fauteuils d’aéroport. D’accord, nous n’étions pas dans les meilleures conditions pour visiter la ville et je ne sais pas si cela a joué mais on a fait un tour dans Santiago et cela ne nous a pas trop plu (très pollué, pas bcp de choses à voir).
Puis, le lendemain, une fois débarqués d’un autre avion à Punta Arenas (Sud du Chili), on saute dans un bus pour 12h de trajet. Si avec tout ça, on évite la phlébite, c’est qu’on a des veines de compèt, enfin bref (au passage je viens de dévoiler l’auteur de cet article, ou alors Xavier est devenu super fort en pathologie du voyageur 😉 ).

Bon alors, la destination finale, ne l’oublions pas, c’est la fin du monde : Ushuaïa en Patagonie !

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Nous devons retrouver Clément (Karien pour les intimes), un ami de Xavier et membre de la section tourisme de l’HDLM ! Il est en crapahutage depuis 9 mois en Argentine principalement, avec pas mal de changements de vie au cours de son périple !
Les retrouvailles ont été chaleureuses et arrosées (dans le pub irlandais le plus au sud du monde), même si nous avons cru ne pas reconnaître Karien avec ses 25 kilos en moins ! Mais au final, pas de doute c’est le même à l’intérieur 😉

Les retrouvailles !

Les retrouvailles !

Au-delà des liens d’amitié, c’était aussi au top pour nous de trouver une tête connue à l’autre bout du monde, d’autant plus que nous étions un peu déboussolés et encore en sevrage de NZ ! Parce que bon, il faut se l’avouer, l’espagnol LV2, on ne l’a pas trop révisé avant de partir de NZ et ici l’anglais est loin d’être couramment parlé, voire même apprécié. Donc l’immersion dans cette culture étrangère était un peu rude au départ et la copie était plutôt blanche ! Mais on y croit, ça va (re)venir !
Et niveau climat, le choc était aussi au rendez-vous. Ushuaïa, c’est en Terre de Feu, mais pas pour les températures ! Ici on vous rappelle que c’est l’automne et près de l’Antarctique, les températures tombent. On a vite laissé de côté nos confortables sandales d’Océanie.

Donc voilà quelques nouvelles au sujet du changement de continent, de culture. Il faut tout remettre à zéro et quitter le confort qu’on avait de connaître un pays/une culture depuis près de 9 mois. Mais c’est ça aussi qui fait la beauté du voyage.

Revenons donc à la Terre de Feu. C’est au bout du bout de l’Amérique du sud, pas beaucoup de villes ni d’habitants là-bas mais des paysages magnifiques, avec le bout de la cordillère des Andes.
Dans le bus qui nous a amenés à Ushuaïa, il a fallu traverser en ferry le détroit de Magellan. C’est un peu un lieu mythique et c’est vrai qu’il y a un avant-goût de bout du monde. Les dauphins étaient au rendez-vous pour accompagner notre traversée, comme si les paysages n’étaient pas suffisants pour nous rendre heureux !

Canal de Magellan

Canal de Magellan

Après les retrouvailles avec Clément, nous décidons de sortir de la ville (pas super intéressante et surtout touristique avec beaucoup de magasins d’équipement de randonnée) pour s’échauffer les pieds sur une petite rando longeant le bord du canal de Beagles. Il y a beaucoup de canaux et détroits dans cette région, la côte est extrêmement découpée pour ne pas dire déchiquetée. La première partie de la rando n’est pas très captivante car on doit sortir de la zone commerciale donc beaucoup de trafic et pas toujours de trottoirs pour marcher. Le reste de la rando était bien sympa par contre avec des vues sur les montagnes et glaciers environnants. On a pu découvrir un oiseau local, le Pic de Magellan, c’est un woody woodpecker ! Le tronc d’arbre ne fera pas long feu sous ses coups de bec!

Le Pic de Magellan. A l'attaque du tronc !

Le Pic de Magellan. A l’attaque du tronc !

Un autre ami nous a aussi accompagnés sur notre marche, c’est un chien. Il y a beaucoup de chiens errants en Argentine, qui peuvent suivre les gens sur une courte ou longue distance. Moi, je trouve ça assez marrant, on se sent moins seul et je voulais trouver un chien sympa et mignon qui nous aurait accompagnés sur notre petite rando mais celui que j’avais choisi n’a pas voulu nous suivre et après un autre chien nous a suivi, mais il était assez crado. En fait, il était carrément sale et puant et moche ! Mais bon, il nous a choisi, alors… C’est comme la peste, impossible de s’en débarrasser !

Le lendemain, on a craqué pour s’offrir une excursion en bateau dans la baie d’Ushuaïa, sur le canal de Beagles, jusqu’à un phare nommé le phare des Eclaireurs, en raison d’une expédition française du même nom. COCORICO, même au bout du monde 😉

La triplette au phare Les Eclaireurs

La triplette au phare Les Eclaireurs

C’était une belle journée et nous n’avons pas regretté notre « activité touristique ». Nous avons fait un stop pour admirer des cormorans par milliers (qui ressemblent à des pingouins de loin), puis des lions de mer et enfin le phare. Et la cerise sur le gâteau était des baleines, youpi ! La fin de l’excursion s’est passé à l’intérieur du bateau à jouer au Kobo !

Vue sur les montagnes dans la baie d'Ushuaïa

Vue sur les montagnes dans la baie d’Ushuaïa

Les cormorans sur le canal de Beagles

Les cormorans sur le canal de Beagles

Lions de mer en mode Radeau de la Méduse

Lions de mer en mode Radeau de la Méduse

Après quelques préparatifs, direction le parc national de la Terre de Feu pour deux nuits en camping et quelques belles randos. Le parc est à une dizaine de km de la ville mais le dépaysement est garanti. On a trouvé un camping basique gratuit au milieu de la nature. Il faisait un peu frais tout de même, surtout à cause au vent.

Le parc de la Terre de Feu, un peu loin de tout quand même !

Le parc de la Terre de Feu, un peu loin de tout quand même !

Je crois qu’après les 2 jours passés dans la partie accessible du parc, nous avons fait tous les sentiers de randonnée possibles !! L’apogée était le Cerro Guanaco (Mont Guanaco), à 970m d’altitude, une très belle randonnée dans les bois puis dans les sommets rocheux de la montagne, avec un passage marécageux/boueux au milieu, où les chaussures ne s’en sont pas sorties indemnes ! La nature avait pris ses couleurs automnales.
On a casse-crouté en haut mais le vent a abrégé notre repas et les condors des Andes planaient au-dessus de nos têtes avec leurs immenses ailes et leur tête scrutant la moindre parcelle de terre. Impressionnant !

Les arbres en Patagonie sont infectés par un champignon et pour se défendre font d'énormes noeuds.

Les arbres en Patagonie sont infectés par un champignon et pour se défendre font d’énormes noeuds.

Vue en montant au Mont Guanaco. Les couleurs sont automnales.

Vue en montant au Mont Guanaco. Les couleurs sont automnales.

Les arêtes rocheuses, Mont Guanaco

Les arêtes rocheuses, Mont Guanaco

Les levers et couchers de soleil sont incroyables ici. Le ciel s’enflamme l’espace de quelques minutes tous les soirs et matins. La lumière est très particulière. D’ailleurs, à cette latitude, le trajet du soleil dans le ciel est vraiment spécifique. Le soleil ne monte jamais au zénith mais reste toujours assez bas, mais il assure quand même près de 12h d’ensoleillement par jour. Mais c’est étrange d’avoir une ombre immense à 15h de l’après-midi, on croirait que le soleil va se coucher d’une minute à l’autre mais non.

Au petit matin...

Au petit matin…

Sur un chemin de randonnée, on a pu voir des huttes et barrages de castors. C’est immense, le travail accompli par ces bestioles pour construire leur maison. Ils dévient des rivières entières et déforestent des centaines d’arbres… L’animal a été introduit là-bas par l’homme et ils sont obligés de contrôler la population de castors pour permettre à la forêt de se régénérer.

Barrage de castors

Barrage de castors

 

Voilà, la parenthèse du bout du monde se termine.
Le temps ne s’est pas suspendu et nous n’avons pas croisé Nicolas Hulot, à notre grand regret. D’ailleurs nous n’avons pas non plus croisé des vahinés se douchant au soleil avec le gel douche Ushuaïa, au grand regret des garçons.

Paysages de Terre de Feu

Paysages de Terre de Feu

Le périple continue avec notre ami Clément pour quelques jours de rab mais au Chili cette fois. Oui je sais, on a fait une infidélité à notre programme, c’est pas bien.

Hasta luego !

4 Responses to ¿Hola qué tal? ¡Muy bien, estamos en Ushuaïa !

  1. Chantal FAURE

    Vous me faites REVER même sans les images qui sont de nouveaux parties ( je les avais en début d’année) … mais les textes sont très évocateurs et je vous imagine; pour les paysages c’est difficile , il n’y a plus d’images dans la galerie depuis fin 2015… Xavier STP…Continuez votre beau voyage … Nous pensons bien à vous GROSSES bises de nous deux

  2. blandine

    olà buenas, bienvenudo en America del sud ; )

  3. Chantal FAURE

    Bien bien j’ai de nouveau les photos….Ca change tout

    A bientôt bisous

    • dukiliaukiwi

      Content que tu les aies 🙂
      J’avais regardé mais sans trouver de problème particulier…
      Au passage, merci pour tous les commentaires de notre fidèle lectrice !

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