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Tara naquît

Posted by on 6 mars 2016

Du 13 au 20 février 2016

 

De retour dans l’Île du Nord, on a filé droit sur le Taranaki, région de l’ouest connue pour son impressionnant volcan (le Taranaki !), ses plages de sable noir (et ses spots de surf), et la ville de New Plymouth.



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Le premier arrêt à Waipipi beach nous a fait découvrir une superbe plage de sable noir déserte, bordée de falaises ocre creusées par l’océan, le tout éclairé d’un grand soleil. Résultat garanti : on n’avait plus envie de partir !

Waipipi : sable noir à gogo

Waipipi : sable noir à gogo

Exploration à Waipipi

Exploration à Waipipi

Après ça, direction New Plymouth. On a longé le fameux mont Taranaki, mais il steak haché dans les nuages, pas moyen de distinguer autre chose que la base de la timide montagne.
A New Plymouth, on a pu se balader dans une ville sympa, peu touristique et très axée sur l’art. Une des oeuvres phares est le Windwand, de Len Lye, c’est une tige de 40m de hauteur se courbant sous l’effet du vent. Le musée de la ville, d’architecture très originale, nous a également beaucoup plu, car il abrite beaucoup d’oeuvres du même artiste, dont le « Bushfire » (buisson enflammé). Len Lye joue beaucoup sur la résistance des matériaux en mouvement, qu’il pousse à l’extrême.

Le Windwand à New Plymouth

Le Windwand à New Plymouth

Le Bushfire de Len Lye, la sculpture subit des vibrations très fortes, ce qui lui donne sa forme dans le mouvement

Le Bushfire de Len Lye, la sculpture subit des vibrations très fortes, ce qui lui donne sa forme dans le mouvement

Suite à cet intermède artistique, cap sur le mont Taranaki. En arrivant près de la montagne, on a pu distinguer à travers quelques nuages, la silhouette du géant : c’est un cône presque parfait de 2500m de hauteur (2eme montagne de l’île du Nord) prenant naissance au niveau de la mer. Visiblement les Japonais l’adorent car il ressemble au mont Fuji.

Parc National du Taranaki : on roule dans un véritable couloir végétal

Parc National du Taranaki : on roule dans un véritable couloir végétal

Bien entendu, une fois au pied du Taranaki, Xavier n’a pas pu résister à l’envie de grimper au sommet. Un beau challenge de 1600m de dénivelé qu’Elsa a aussi souhaité relever. En prenant de la hauteur, on s’aperçoit que tout est organisé en cercles concentriques autour du volcan (du ciel ça doit ressembler à un jeu de fléchettes avec pour centre le cratère) : la mer, les champs cultivés, la forêt dense, les tussocks, la mousse, le sable, les roches volcaniques, la neige. Malheureusement les nuages s’accrochaient aux pentes, donc pas moyen de faire des photos.

Début de l'ascension : forêt tropicale

Début de l’ascension : forêt tropicale

La rando en elle-même nous a pris 8h. Le début était plutôt easy, nous mettant en confiance mais c’est dans les scories et le sable que tout s’est gâté, avec la brume en prime ! C’était comme marcher sur une dune de sable : pour un pas de 30cm, le pied glissait en arrière de 20cm… Après ça, heureusement on était au-dessus de la mer de nuages. Le sommet était le bienvenu pour une pause repas au soleil, la vue se dégageant parfois.
La redescente s’est globalement mieux passée, la partie en sable étant plus agréable dans ce sens ; mais les genoux n’ont pas forcément apprécié une redescente aussi longue…

La montée continue au milieu d'énormes roches basaltiques

La montée continue au milieu d’énormes roches basaltiques

On glisse dans le sable, et on aperçoit le sommet au loiiin

On glisse dans le sable, et on aperçoit le sommet au loiiin

Presque la fin, on surplombe la mer de nuages

Presque la fin, on surplombe la mer de nuages

Sommet du Taranaki !

Sommet du Taranaki !

En prime, le soir, on a eu le droit à quelques moments sans nuages nous laissant admirer et croire qu’on avait dompté le géant timide !

On voit enfin le Taranaki dans son ensemble

On voit enfin le Taranaki dans son ensemble

Le lendemain, on est allés à Dawson Falls, sur l’autre flanc du volcan. On a randonné à travers la « goblin forest » et la « enchanted track ». La végétation très moussue et dense était en effet, comme magique, tout droit tirée d’une légende…

Enchanted track dans la Goblin forest

Enchanted track dans la Goblin forest

Les jours qui ont suivi, c’était malheureusement pluie torrentielle, ce qui nous a laissé du temps pour rouler et internetter ! On a du coup loupé quelques perles de la région : plages de sable noir, « 3 sisters » sculptées dans les falaises érodées…

Après ça, passage par le Kingitanga, une région où les maoris ont résisté à la colonisation en désignant leur roi (LE ROI !). La région est connue pour ses centaines de grottes souterraines autour de Waitomo (les locaux disent que leur sol est du gruyère !).
On est passés voir l’incroyable pont naturel de Mangapohue, deux arches superposées au fond d’un canyon avec non loin des rochers recouverts de fossiles d’huîtres.
Dans les environs, il y avait aussi la cascade de Marokopa Falls avec un débit d’eau impressionnant après les fortes pluies.

Marokopa Falls et son débit d'eau impressionant

Marokopa Falls et son débit d’eau impressionant

Le soir même, on a rencontré Bill et Brenda, deux bontés de la nature ! Ils gèrent un magasin général/restaurant/station d’essence, et offrent à tous les voyageurs de camper chez eux gratuitement. Bill, c’est l’intendance et l’accueil et Brenda, c’est la cuisine et ses fameuses tourtes ! Comme si leur gentillesse et la gratuité du logement ne suffisaient pas, ils nous ont offert du poulet frit et deux parts de gâteau ! On n’a qu’une seule réaction : WTF ! D’autant plus que « ce bon vieux Bill » est plein d’humour et adore faire la causette. Sur ses conseils, on est passés à Eeeldorado, chez une femme possédant des anguilles apprivoisées (et on a pu caresser des anguilles) et à Te Puia beach. En comptant que ce bon vieux Bill avait un look très « old school » avec les marques de bronzage de son marcel bleu, on regrette vraiment de ne pas avoir de photo avec lui…

Pour revenir sur la plage de Te Puia : elle possède une source chaude et, à marée basse, chacun creuse dans le sable sa petite piscine privée pour se chauffer les fesses. Petit bonus : le sable très noir de la plage est bourré de fer, et nous a fait redécouvrir le magnétisme terrestre.

Piscine privée dans les sources chaudes de Kawhia

Piscine privée dans les sources chaudes de Kawhia

En partant, on a fait un crochet par la Bridal Veil Falls, très belle cascade de 55m avec des orgues basaltiques et, cerise sur le gâteau : un arc-en-ciel.

Bridal Veil Falls, son arc-en-ciel et ses orgues basaltiques

Bridal Veil Falls, son arc-en-ciel et ses orgues basaltiques

En guise d’ultime stop avant Auckland, nous avons visité les jardins d’Hamilton, qui sont en réalité de multiples petits jardins à thèmes (jardin zen japonais, renaissance italienne, maori, anglais médiéval, plantes médicinales, potager etc, etc). Rencontre inattendue avec un proche cousin de Gandalf…

Renaissance italienne aux jardins d'Hamilton

Renaissance italienne aux jardins d’Hamilton

Shall I pass, Mithrandir ?

Shall I pass, Mithrandir ?

2 Responses to Tara naquît

  1. Girod

    vraiment génial… on vous envoie pleins de gros bisous. Ici, l’hiver est arrivé et on a de la bonne neige pour skier !!! enfin… Bonne continuation.

    • dukiliaukiwi

      Merci les Girod pour vos bisous savoyards .
      Profitez bien de votre vrai hiver qui est enfin arrivé, et aussi de votre séjour à Montpellier (oui oui, on sait tout !).

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