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Piafs stories N°2

Posted by on 13 février 2016

Comme promis il y a quelques mois, voici la suite de Piafs Story, pour les amateurs aviaires !

Vous le savez maintenant, on a atteint le but ultime du birdwatcher en NZ : voir des kiwis !
Mais n’en oublions pas les autres espèces d’oiseaux qui sont venus combler nos rétines, notament depuis qu’on est sur l’Ile du Sud.
Sur le même principe que Piafs Story n°1, voici ma sélection.

Le Weka
Le Weka est un peu le cousin du kiwi, il ne vole pas lui non plus (malgré la présence d’ailes, contrairement au kiwi qui n’a que des reliquats). Quelques touristes, peu informés, croient avoir vu un kiwi alors qu’il ne s’agissait « que » d’un Weka.
Le Weka, moins craintif, est beaucoup plus facile à observer que le kiwi mais reste quand même confiné à des régions très précises de la NZ, surtout dans l’Ile du Sud. Il ressemble un peu à une petite poule domestique curieuse, il est d’ailleurs parfois surnommé la poule maorie. En fait, il est très curieux et vient farfouiller dans nos affaires. Plutôt amusant au début, jusqu’à ce qu’un Weka s’empare de notre sac poubelle et parte en courant ! En NZ, il occupe une place populaire importante dans la culture, les locaux surnomment l’oiseau « cheeky Weka », ce qui veut dire Weka effronté. Et je crois que les gens qui vivent dans une région à Weka en ont même un peu marre car les oiseaux saisissent la moindre opportunité de saccager leur jardin potager ou de voler de la nourriture…
Malgré sa familiarité, il reste quand même une espèce menacée.

Weka

Weka

Cheeky weka interessé par notre voiture

Cheeky weka interessé par notre voiture

Le Takahé
On connaissait l’existence du Takahé mais on n’espérait pas en voir un tellement l’espèce est menacée. Les scientifiques la croyaient même éteinte jusqu’à il y a peu. Lors d’une expédition en 1948 dans le Fiordland, des spécimens ont été vus et cela a engendré la création d’un parc naturel de 500km2. Par chance, on a pu approcher des Takahés dans le Bird Sanctuary de Te Anau et même assister à leur repas. Le Takahé est un peu comme une grosse poule, voire pintade, mais en bleu ! Leur couleur est superbe, surtout au soleil. Ils sont incapables de voler. Ils ont un bec énorme, puissant et épais pour détruire les racines de tussock à la recherche de nourriture, et de grandes pattes rouges, ce qui leur donne un air préhistorique. Le DoC fait tout son possible pour que l’espèce ne s’éteigne pas, mais la partie n’est pas gagnée. En 1981, 120 individus étaient recencés et en 2006, 313. C’est mieux, mais pas encore assez pour la survie de l’espèce…

Takahé

Takahé

Couple de takahés le bec dans la mangeoire

Couple de takahés le bec dans la mangeoire

LES PERROQUETS

  • Le Kéa

Le kéa fait partie de mon top 3, pour sûr ! Son originalité est d’être un perroquet des montagnes (endémique de NZ), vivant donc en altitude (c’est vrai que l’on attendrait plus un perroquet dans un climat tropical !). Il est extrêmement intelligent et s’est adapté à des conditions de vie difficiles. Sans être familier, il est sociable et fréquente les endroits touristiques, à la recherche de nourriture. Il est aussi d’une nature très (trop ?) curieuse et il est écrit partout qu’il est risqué de laisser du matériel de randonnée ou autre objet sans surveillance dans un endroit fréquenté par ces oiseaux. En effet, il est réputé pour démonter, grignoter les moindres bouts de plastique, jusqu’aux joints de portières des voitures. Moi, je trouve ça plutôt drôle, mais cela lui a donné une mauvaise réputation auprès des locaux et son surnom de « clown des montagnes ». Il est strictement interdit de les nourrir car cela nuirait à la survie de l’espèce (la nourriture humaine est beaucoup trop calorique pour lui). Et aussi, le fait de les nourrir augmenterait les dégâts qu’il cause car n’ayant plus besoin de chercher de nourriture, il s’ennuie et cherche des bêtises à faire ! Côté look, il ne laisse pas indifférent non plus. Il mesure un peu moins de 50cm. Son plumage extérieur est fait de multiples nuances de vert, parfois métallique ou tirant sur le bleu. Et lorsqu’il s’envole, le dessous des ailes est orange flamboyant. Il est assez bavard avec un cri très reconnaissable qui est à l’origine de son nom « keeeee-aa ». Parfois charognard, surtout en hiver lorsque la nourriture est plus rare, il a été par le passé accusé de tuer des moutons et les éleveurs s’en sont pris injustement à l’oiseau qui est ensuite devenu espèce protégée.

Kéa

Kéa

Kéa ébouriffé

Kéa ébouriffé

Kéa avec dessous des ailes orange flamboyant

Kéa avec dessous des ailes orange flamboyant

Aile de kéa

Aile de kéa

  • Le Kākā

Impossible de parler du Kéa sans parler du Kākā. Cousin très proche du Kéa, c’est également un perroquet endémique de NZ mais vivant dans les forêts. On a pu en observer pas mal à Stewart Island. Il ressemble au Kéa dans l’allure et la taille mais son plumage est dans les tons marrons-rouges avec du blanc-jaune autour des yeux. Il est, lui aussi, très intelligent (par exemple on en a vu maintenir une graine de tournesol dans ses serres tout en la cassant avec son bec) et acrobate, utilisant son bec comme une troisième patte (parfois avec succès, parfois non…).
Son nom français « Nestor superbe » est bien plus raffiné que la version maorie…

Kākā

Kākā

Kākā se servant de sa patte comme un outil

Kākā se servant de sa patte comme un outil

Pour voir le Kākā manger avec l’aide de sa patte c’est par ici : https://youtu.be/QwBHV8sJOKc

Le Kéa et le Kākā, même si on en croise couramment, sont tous deux des espèces menacées. Des plans de réintroduction sont en cours mais ne sont efficaces que pour les Kākās, puisque les Kéas élevés en captivité et relâchés ne survivent pas dans la nature.

Do not feed kea

Do not feed kea

  • Le Kakapo

Juste quelques mots sur le Kakapo car on n’en a pas vu. De la même famille que le Kéa et le Kākā, c’est un perroquet mais il se différencie car il est nocturne et incapable de voler. Il a une tête de vieux sage avec une allure préhistorique !
Espèce très menacée, ils ont récupéré tous les Kakapos pour les regrouper sur une île protégée des prédateurs, espérons que ça marche.

Kakapo (photo du musée)

Kakapo (photo du musée)

  • La Red-crowned parakeet

Dans la famille perroquet, je voudrais la version miniature avec la Red-crowned parakeet (perruche de Sparrman). De la taille d’un merle, cette petite perruche verte émeraude avec une couronne rouge sur la tête est difficile à observer. Par contre, on en a entendu beaucoup sur Stewart Island, elle fait à peu près le même bruit que les perruches qu’on connaît (quand on est au rayon oiseaux de Botanic par exemple 😉 ). Mais désolé, pas de photos…

 

Le Bellbird
Allez, on passe à autre chose que les perroquets : le méliphage carillonneur ou Bellbird.
Le Bellbird est un des oiseaux les plus populaires de NZ. On peut en observer facilement dès que l’on est dans une forêt d’arbres natifs de NZ. Il me fait un peu penser au verdier que l’on connaît en France car il est dans les mêmes tons de couleurs, c’est-à-dire vert olive. Il se nourrit principalement de nectar. On le localise facilement grâce à son chant caractéristique qui ressemble à une bataille de pistolets lasers de Star Wars (c’est un oiseau pour la FF, ça) !
C’est un peu le cousin éloigné du Tui car il vole par à-coups (comme le Tui) et peut émettre des sons métalliques. Plus d’une fois, on s’est fait avoir en entendant un chant qu’on pensait être celui d’un Tui, mais qui était celui d’un Bellbird. Mais là où on n’est pas aidés, c’est que le Tui reproduit le chant du Bellbird, donc on ne s’en sort plus !

Bellbird

Bellbird

Bellbird s'égosillant !

Bellbird s’égosillant !

Une fois, on a cru découvrir une nouvelle sous-espèce de Bellbird lorsqu’on a trouvé un Bellbird avec une crête orange. Mais, après renseignements, il s’est avéré que c’était juste un Bellbird trop gourmand avec plein de pollen sur la tête !

Bellbird gourmand !

Bellbird gourmand !

Le New Zealand robin (Miro rubisole en français)
Encore un top mimi. C’est un cousin du Fantail dans son comportement puisqu’il est très familier. Il est très discret et on ne le voit que lorsqu’on se retrouve nez à nez avec lui. On le rencontre dans la forêt, il est endémique de NZ. Il s’approche très près de nous et nous regarde de ses petits yeux ronds, nous laissant amplement le temps de l’observer. Il parait même que les jeunes peuvent venir se poser sur les chaussures des randonneurs ! Il est globalement noir sauf le plastron qui est blanc, et possède de fines et longues pattes. Et lorsqu’on regarde de près, il a quelques moustaches, ce qui dans notre lignée de surnoms d’oiseaux, lui a valu son surnom de « Moustachus ».

New Zealand Robin

New Zealand Robin

LES MINIATURES

  • Le Silvereye

Celui-là, je le mets dans mon top 5 des oiseaux les plus mignons !
Il est tout petit (12cm), tout mimi, de couleur verte et grise et avec un anneau blanc autour des yeux (d’où son nom en anglais qui signifie œil argenté). On le trouve un peu partout, des zones urbaines aux jardins, fermes ou vergers. Quand on était dans notre WWOOFinf de luxe, Glen donnait des avocats aux Silvereyes (le fruit ne faisait pas long feu) !

Silvereye

Silvereye

  • Le Rock wren

Apparemment, il est plutôt rare et on a eu la chance d’en observer un. On a croisé sa route à Gertrude Saddle dans le Fiordland. Il vit dans les régions alpines (900 à 2500m d’altitude) dans des aires dégagées (pas en forêt). C’est un minuscule piaf, 10cm pour moins de 20g, et il n’a pas de queue. Il nous a fait rire lorsqu’on l’a vu car il était sur un rocher et n’arrêtait pas de bouger et de faire des flexions-extensions avec ses pattes ! C’est apparemment caractéristique du Rock wren mais pas très pratique pour la photo. Ils volent peu et sur de courtes distances, près du sol. Sur la photo, vous verrez, il était bagué, donc ils doivent surveiller la population de près, je pense.

Rock Wren. Flexion... extension...

Rock Wren. Flexion… extension…

  • Le Rifleman

Bien moins rare que le Rock wren, on rencontre le Rifleman, dans la forêt. C’est le plus minuscule des oiseaux de NZ avec 7-9cm pour 6g !!! On a eu beaucoup de mal à le différencier du Rock wren car tous les deux sont sans queue, tout petits et de couleur vert olive (ils sont d’ailleurs de la même famille). On a du montrer des photos à plusieurs personnes pour savoir qui était qui ! Pour faire la différence au final, je pense qu’il faut se fier à l’environnement dans lequel on le trouve. Si c’est en forêt, c’est plus un Rifleman et si c’est dans une aire alpine dégagée c’est un Rock wren. Ils se nourrissent de petits insectes et sont souvent à faire des acrobaties sur les troncs des arbres. Ils bougent aussi très vite.

Rifleman

Rifleman

Le California quail
Le California quail ressemble à une petite caille. Il est le plus souvent à terre mais sait voler. L’oiseau a un plumage très beau, surtout le mâle, il faut le reconnaître. Monsieur est en version noir et blanc, tacheté. Mais sa caractéristique principale est une petite houppette qui lui donne un air de centurion romain. Avec Xavier, on l’a surnommé « Houppettus », et ça lui va comme un gant ! Sa principale activité est apparemment les bains de poussière (chacun son trip), mais on ne l’a pas vu faire.

California quail

California quail

Aussi surnommé Houpettus

Aussi surnommé Houpettus

La Welcome swallow
On n’a rencontré qu’une seule fois cette petite hirondelle, à Welcome Flat Hut. Facilement reconnaissable avec son vol d’hirondelle circulaire, elle nichait juste sous le toit du refuge. Son nom est l’hirondelle messagère car bien sûr, elle annonce le printemps.

Welcome swallow

Welcome swallow

Le Banded dotterel
Petit détour par la mer avec un oiseau côtier : le Banded dotterel ou Pluvier à double collier (rien que ça !).
Pas grand-chose à dire sur son cas si ce n’est qu’il vit dans les régions côtières le plus souvent.
On en a vu à Stewart Island.

Banded dotterel

Banded dotterel

Le White-faced heron ou Aigrette à face blanche
Pour continuer sur la mer, parlons du plus courant des hérons de NZ, le White-faced heron. Il est assez courant en NZ et son plumage est gris-bleu avec des tâches blanches autour de la tête. Mais bon, ça reste dans le héron classique. Nous on aimerait bien voir le White heron, beaucoup plus rare.

White-faced heron

White-faced heron

Le Paradise shelduck
Le Paradise shelduck ou Tadorne de paradis est la version améliorée et bourgeoise de nos canards classiques! Ils sont endémiques de NZ et vivent en couple pour la vie (grosse love story !). Le dimorphisme sexuel est très marqué, comme vous le verrez sur les photos. On en a vu un peu partout en NZ et on les repère facilement car ils sont plutôt gros pour des canards et leurs cris sont assez bruyants et, il faut le dire, pas super agréables à l’oreille ! C’est comme si en permanence monsieur appelait sa dame « t’es là Gertrude ? » et elle répond « mais oui, je suis là » ; et comme ça toutes les 10 secondes, ils se répondent sans cesse. Ils ont une allure assez classe et sophistiquée si bien qu’on les a surnommés les ambassadeurs avec Xavier.

Paradise shelduck : Mme l'ambassadrice

Paradise shelduck : Mme l’ambassadrice

Paradise shelduck : Mr l'ambassadeur

Paradise shelduck : Mr l’ambassadeur

La Canada goose
Dans la serie « oies version luxe », je voudrais la Canada goose. C’est une belle grande oie grise avec le cou noir originaire d’Amérique du nord.

Canada goose

Canada goose

Le faisan
On ne va pas s’étendre sur le faisan, c’est le même que chez nous ! Mais il n’en reste pas moins beau ! Quand on était en WWOOFing de luxe, il y avait Hoppy, un faisan qui venait réclamer son petit déjeuner tous les matins. On en trouvait surtout dans l’Ile du Nord j’ai l’impression.

Hoppy le faisan

Hoppy le faisan

La Magpie
La Magpie, c’est la version australienne de notre pie. Même taille, même couleur, mais des différences de look quand même, que vous jugerez sur les photos. Apparemment, ce sont des oiseaux très intelligents et les seuls non-mammifères à se reconnaître face à un miroir !

Magpie

Magpie

 

Voilà, j’en ai fini. Désolé pour la longueur… Et merci pour les passionnés qui sont arrivés jusqu’ici 😉 (les autres, je ne vous en veux pas).

Pour ceux qui n’en ont pas leur claque des piafs et pour plus d’infos sur les oiseaux en NZ vous pouvez faire un tour sur ce site : http://nzbirdsonline.org.nz/

 

N’hésitez pas à mettre en commentaire quel est votre piaf préféré 😉

Et pour finir en images, voici quelques photos qu’on n’avait pas encore lorsqu’on a rédigé Piaf Story 1.

Blackswan

Blackswan

Tomtit femelle

Tomtit femelle

New Zealand pigeon

New Zealand pigeon

4 Responses to Piafs stories N°2

  1. Julien

    Eh bien comme piafs stories 1, chouette article !
    Ca fait plaisir d’avoir des nouvelles aussi régulièrement, vous êtes méga motivés dans l’écriture 🙂
    Continuez de profiter !
    Julien

  2. Thibaud

    Heuu
    le Tomtit il joue dans AngryBirds non???

    et sinon, comme en Ozie ?? les Magpie attaque les gens ?? Est-ce que les cyclistes mettent des pics sur leurs casques pour faire fuir les Magpie ??
    mouhahaha 😉

    • dukiliaukiwi

      J’avoue, madame tomtit n’était pas dans sa meilleure journée, mais d’habitude ils sont plutôt mignons !
      Pour les magpies, on n’a jamais entendu parler d’agression, elles sont inoffensives ici. Ca doit être le climat australien qui leur tape sur le système ?!

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