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On s’enflamme sur la Routeburn / Caples

Posted by on 13 février 2016

 

Du 31 janvier au 3 février 2016

On a déjà parlé des Great Walks, considérées parmi les plus belles en NZ. On ne cherche pas à toutes les faire pour plusieurs raisons : on n’est pas des collectionneurs de GW, on n’a pas forcément le budget pour toutes (cf Milford : minimum 250$ par tête de pipe), et certaines sont à réserver près d’un an à l’avance.

Néanmoins, on a réussi à réserver la Routeburn Great Walk pour le 31 janvier. Située à cheval sur les parcs nationaux du Fiordland et du Mont Aspiring, ça promettait… Et d’après ce qu’on nous en disait, on allait se régaler ! En effet, ça a été le cas !

On avait prévu de la faire en 2 jours, en campant une nuit sur la randonnée.
Le seul petit point d’organisation à régler était le retour. En effet, ce n’est pas une boucle et une fois arrivés, la voiture se trouve à 350 km par la route la plus courte, une sacrée paille !
Du coup, on s’est dit « si on revenait à pied dis-donc ? ». Pas par la route bien sûr, mais par une vallée voisine, la Caples, une rando très courue elle aussi (mais pas une Great Walk donc pas besoin de réservation).
Au final ça fera 4 jours de rando.


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La météo des 15 jours précédents était exécrable : nuages, pluie, voire averses extrêmes. Donc on appréhendait un peu, mais comme vous le constaterez sur les photos, on a eu beaucoup de chance avec un grand soleil sans une goutte de pluie tout du long. Et comme dirait notre ami Bill : une « putain de chaleur ».

Comme prévu, on a laissé la voiture au parking The Divide.
En commençant à marcher, on s’est souvenus qu’on était sur une Great Walk tellement le chemin était bien tracé, genre autoroute (merci encore le DoC). On a fait un petit détour par Key Summit pour avoir une vue sur les montagnes enneigées (dont le Mount Christina ou Tina pour les intimes 😉 ), les vallées, et le Lake Marian.

Mount Christina depuis Key Summit

Mount Christina depuis Key Summit

On a continué sur un chemin presque plat à flanc de montagne, dans une forêt plus clairsemée surplombant la sauvage Hollyford Valley.
En chemin, on a eu un coup de coeur pour les chutes d’eau d’Earnland Falls (174m) au pied desquelles on a pique-niqué.

Earnland Falls

Earnland Falls

Pique-nique à Earnland Falls

Pique-nique à Earnland Falls

Le soir, on campait près du Lake McKenzie. Le lac nous appelait à la baignade et on ne s’est pas privés, d’autant plus que l’eau n’était pas froide alors on a prolongé la séance décrassage + relaxation + vue.
Le soir au camping, ambiance internationale autour de nos popotes respectives, à parler anglais, allemand, français et israélien.
Au coucher du soleil, on a eu droit à un effet miroir superbe sur le lac, avec Emily Peak se reflétant parfaitement. On en a pris plein les yeux.

Camping luxueux à Mc Kenzie : de la moquette pour la tente !

Camping luxueux à Mc Kenzie : de la moquette pour la tente !

Relaxation dans le lac Mc Kenzie

Relaxation dans le lac Mc Kenzie

Coucher du soleil sur le lac Mc Kenzie : Emily Peak se reflète comme dans un miroir

Coucher du soleil sur le lac Mc Kenzie : Emily Peak se reflète comme dans un miroir

Le lendemain, on s’échauffe par une petite grimpette dans la forêt surplombant le lac McKenzie. La forêt est humide à cet endroit, foisonnant de mousse et de fougères. Puis, nouveau changement de paysage : on surplombe à nouveau la Hollyford Valley, mais au grand air cette fois-ci, entourés de tussock.

Remontée dans la forêt

Remontée dans la forêt

Quelques gouttes de sueur plus tard, on atteint le Harris Saddle où un autre beau lac nous attend, le Lake Harris.

Lake Harris

Lake Harris

A partir de là, place à la descente (youpi ! mais pas pour les genoux 🙁 ) longeant la rivière Routeburn. La rivière devient chute d’eau près de « Routeburn Falls Hut », un beau refuge sur pilotis blotti au milieu des arbres. Ensuite, la vallée s’élargit et on la redescend jusqu’au parking.

Routeburn Falls Hut, sur pilotis

Routeburn Falls Hut, sur pilotis

Routeburn Flat : vue sur la vallée

Routeburn Flat : vue sur la vallée

Les belles rivières dans Routeburn Flat

Les belles rivières dans Routeburn Flat

De là, commence la partie non planifiée de notre périple puisqu’on devait rejoindre le départ de la vallée Caples en autostop. Marcher jusque là-bas n’était pas très envisagé puisque long et sur une route de gravier poussièreuse !
Un jeune suisse nous conduit donc en autostop jusqu’à notre camping : Kinloch. On connaît déjà le camping, mais c’est agréable d’y repasser une nuit en se baignant dans le lac Wakatipu. C’est notre dernière nuit dans cette tente, heureusement car elle était « un peu » cassée et on avait peur qu’elle ne tienne pas plus longtemps.

On pourrait appeler ce modèle de tente "la Picasso"

On pourrait appeler ce modèle de tente « la Picasso »

Le lendemain matin, on rencontre John et Carol qui nous emmènent en stop au départ de la randonnée. Ces kiwis à la retraite font la Caples Valley également et on les retrouvera au refuge le soir.
La randonnée est courte ce jour là, et alterne des passages sur de grandes plaines herbeuses et dans des forêts de red beech (hêtre rouge), parsemées de moutons et de vaches.

Caples Valley

Caples Valley

Arrivés à la Caples Hut, on découvre avec joie un refuge neuf : très bien isolé, confortable, et des moustiquaires aux fenêtres pour lutter contre les sandflies. Autre petit épisode décrassage dans la rivière, avec séchage/bronzette au soleil !

Le soir, on pensait être un peu à l’écart des circuits touristiques et rencontrer plus de kiwis que de touristes. C’est loupé car sur les 15 occupants, 7 étaient français. Trop c’est trop !

Le lendemain, c’est le dernier jour. Après un passage dans la forêt de red beech et dans les grandes plaines, le sentier devient plus pentu jusqu’au McKellar Saddle. De là, au milieu des tarn (petits lacs) et tussocks : vue garantie sur les vallées environnantes de Caples et Greenstone.

Au sommet de Caples Valley, seul le tussock pousse

Au sommet de Caples Valley, seul le tussock pousse

La descente jusqu’au carpark (« je vois le christ ! ») nous fait passer dans la vallée de Greenstone, près du Lake McKellar, puis du Lake Howden.

Au bilan, sur ces 4 jours de rando, on a eu une chance inouie sur la météo. On est très contents de cette randonnée, une des plus belles qu’on a faites avec une grande variété de paysages.

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