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La remontée fantastique

Posted by on 18 février 2016

Du 5 au 12 février 2016

Il faut maintenant songer à être raisonnable et entamer notre ascension vers l’Ile du Nord car notre avion décolle d’Auckland et avant cela, il faut revendre notre fidèle destrier (comprenez voiture).


Nous entamons donc début février ce que l’on nommera « la remontée fantastique du Canterbury » (longue région sur la côte Est de l’île du sud).

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Pour garder les bonnes habitudes, quelques stops sont prévus pour admirer les curiosités locales.
Cette article sera donc un peu décousu et sans vrai fil conducteur entre les arrêts touristiques !

Le premier stop, au nord de Dunedin, est la ville d’Oamaru (oui, je sais, c’est dans le nord de l’Otago mais chut, personne n’aura remarqué).
La ville est sympa avec des beaux édifices en pierre calcaire blanche et tout un endroit en vogue avec de l’art Steampunk (punk à vapeur). Ca m’a rappelé un peu la Demeure du Chaos.

Ambiance Steampunk à Oamaru

Ambiance Steampunk à Oamaru

Mais l’attraction majeure de la ville est une colonie de manchots pygmées, appelés blue penguins car ils sont un peu bleus. Enfin, au grand jour, ils sont gris-bleu je pense, mais vu qu’on ne peut que les observer de nuit… Sinon, ce sont aussi les plus petits manchots du monde (ils sont aussi grand qu’un pied de Xavier) ! Ils sont un peu paradoxaux car ils sont assez craintifs et timides mais nichent souvent sous les maisons. Pour avoir la chance d’en observer, deux solutions :
– payer
– ne pas payer !
Nous avons opté pour la deuxième solution 😉 (Habile Bill)
On s’est donc rendus au centre d’observation des manchots pygmées et on savait qu’à la tombée de la nuit (21-22h), ils rentrent au bercail. Certains nichent dans les caches construites par les hommes pour les observer et d’autres sortent de la mer un peu en amont du centre d’observation et nichent dans les environs. C’est ceux-là qu’on a eu la chance de voir. Le lieu est plutôt urbain et les manchots ont une route à traverser pour rejoindre leur nid. Des habitants du coin, payés, sont là pour aider les manchots à traverser la rue sans se faire écraser et aussi pour réfréner les aventureux (« cons » dirais-je plutôt mais ce n’est pas politiquement correct, il paraît) touristes de s’approcher trop près. Genre « C’est quoi ton métier ? » « Ben, j’aide des pingouins à traverser la rue le soir. » WTF. Ce n’était pas la meilleure saison pour les observer mais on en a vu une petite dizaine. Ils sont évidement trop mimis, de par leur taille surtout. Par contre ils mettent des plombes pour traverser : « J’y vais, j’y vais pas, allez j’y vais, oh non pas maintenant, bon j’attends et je me couche sur le goudron alors…. »

Mimi blue penguin

Mimi blue penguin

Mais pour être honnête, la meilleure attraction de toutes, c’était les japochinois (au rendez-vous évidement), en masse, au garde à vous et armés de leur meilleur objectif de nuit. Tellement bon objectif qu’ils confondaient un manchot en train de sortir de l’eau et une mouette sur le quai !!! Pas grave, ça fait de belles photos aussi les mouettes…

Japochinois en extase devant une mouette...

Japochinois en extase devant une mouette…

Sans transition, le jour d’après, on était à Timaru sans programme précis si ce n’est aller faire un tour pour voir du Maori Rock Art. Ce sont des peintures maories sur roche calcaire. C’est un peu le cousin éloigné des grottes de Lascaux mais en beaucoup plus récent. Après un passage à l’office de tourisme, on réalise que c’était le jour parfait pour cela puisqu’on était le 6 février, le Waitangi Day. C’est la date anniversaire de la signature du traité de Waitangi, traité fondateur de la Nouvelle-Zélande, signé entre la couronne britannique et les chefs de tribu maoris. Complètement par hasard, on a profité d’une visite guidé gratuite pour contempler les peintures maories et découvrir leur mode de vie. Malheureusement, ces peintures sont éphémères, du à l’extrême friabilité de la roche calcaire sur laquelle elles ont été faites et l’impossibilité technique de les pérenniser (ouf, fin de la phrase).

Peinture sur pierre maorie

Peinture sur pierre maorie

Après la visite guidée, était organisé un concert d’instruments maoris. C’était super aussi. Il y avait un seul musicien mais qui jouait une variété impressionnante d’instruments. Les instruments étaient en eux-mêmes de véritables oeuvres d’art, sculptés dans le bois, ou bien faits de pierre ou d’ossements. Oui, la cymbale en os d’omoplate, ça ne s’invente pas !

Les instruments maoris

Les instruments maoris

La musique sur omoplate...

La musique sur omoplate…

Le son produit était très original, plutôt mystique, donnant une ambiance un peu surnaturelle.

C’est difficile à décrire mais si vous voulez un aperçu, on vous met deux vidéos : https://youtu.be/xiuwDR_fU-0 et/ou https://youtu.be/sfJGwGjTG1Q
Pour finir cette journée maorie, nous avons participé à un hāngi. On en avait déjà fait un à Rotorua, c’est une méthode de cuisson particulière où les aliments sont enfouis dans le sol et cuits à la vapeur.

Pour la suite de la remontée fantastique, on a fait un détour par Arthur’s Pass auquel on consacrera un article pour « alléger » celui-ci !

Sur la route, WTF, un élevage de cerfs !

Sur la route, WTF, un élevage de cerfs !

Au retour d’Arthur’s Pass, l’étape obligatoire était la ville de Christchurch, aussi abrégée Chch par les locaux (impossible à prononcer par contre 😉 ). Christchurch est la plus grosse ville de l’Ile du Sud, point d’arrivée de nombreux touristes. C’est une ville de style très british, avec de nombreux édifices historiques en pierre, mais ça c’était avant… Oui, avant le terrible tremblement de terre du 22 février 2011 (magnitude 6,3). Le bilan a été catastrophique, autant en vies humaines (185 morts) qu’en architecture. En fait, un premier séisme, 4 mois avant celui de février, avait déjà beaucoup fragilisé les bâtiments historiques du centre ville et ce deuxième séisme a fini de les effondrer. Une des particularités de ce séisme, et la raison de ses nombreux dégâts, était son épicentre extrêmement proche du centre historique (10km) et son hypocentre (profondeur) de seulement 5 km. Cet épisode a marqué profondément les habitants de NZ et même 5 ans après, on en a clairement ressenti les conséquences. La ville porte lourdement les cicatrices des édifices perdus, telle la cathédrale à moitié effondrée.

L'église, ce qu'il en reste, de Christchurch

L’église, ce qu’il en reste, de Christchurch

Tout est en reconstruction dans le centre et les bruits de travaux ont rythmé notre visite. D’un côté, on a été impressionnés par les stigmates du tremblement de terre tels que de nombreux endroits en friche ou en ruine, de grands parkings ou bien des immeubles en travaux. Mais d’un autre côté, on sent que la ville a vraiment un élan et une volonté de reconstruction énorme et que les habitants ne sont pas abattus. Par exemple, il y a évidemment de nombreuses barrières autour des zones sinistrées. Eh bien, au lieu de mettre des barrières classiques, ils les décorent pour amener de la gaité.

Les barrières colorées

Les barrières colorées

Autre exemple, le quartier Re:Start où, dans l’urgence, ont été livrés de nombreux containers pour pallier au manque immédiat de banques, poste, bars et magasins en tout genres. C’est très sympa de s’y balader, les containers sont multicolores et bien aménagés et cela donne une ambiance très moderne finalement.
Bref, une seule chose à dire : Bravo Chch et continuez comme ça.

La banque dans un container, avec son distributeur à droite !

La banque dans un container, avec son distributeur à droite !

Le quartier Re:Start

Le quartier Re:Start

Mur de containers

Mur de containers

Statue étrange à Chch !

Statue étrange à Chch !

Non loin de Chch, à l’Est, nous avons fait un tour sur le péninsule de Banks : une étrange excroissance de terre sur l’océan, formée suite à trois énormes éruptions volcaniques. Les paysages très vallonnés contrastent avec le plat de Chch. Ce sont principalement de grandes collines vertes, des pâturages et de belles plages.

Vue sur la péninsule de Banks

Vue sur la péninsule de Banks

Et au milieu de cette péninsule, on trouve Akaroa, un petit village presque français… En effet, les français sont venus pour conquérir la NZ et ont débarqués sur la péninsule de Banks. Mais, comble de malchance, après les 6 mois de traversée, ils n’étaient pas au courant que le traité de Waitangi venait d’être signé et que les terres appartenaient désormais aux anglais. Ils l’ont vite compris en étant accueillis par l’Union Jack ! Mais quelques familles de français sont restées sur les lieux et ont construit un village aux airs franchement gaulois, ce qui attire les touristes de nos jours.

Le village d'Akaroa

Le village d’Akaroa

Toujours sans transition, on reprend la route direction Kaikoura, en passant par des paysages côtiers superbes.

On the road again

On the road again

La côte est tellement belle, qu’à Kaikoura, les cours d’EPS se font sur la plage, trop dur la vie d’écolier en NZ ! Kairoura était tristement célèbre à l’époque des baleiniers, qui sont presque venus à bout des cétacés… Mais aujourd’hui, ce sont ces mêmes baleines (pas rancunières les bestioles) qui sont l’attraction majeure du coin, avec des dauphins aussi. En parlant de dauphins, lors d’un stop pour admirer une plage en bord de route un matin, les mammifères se sont donnés en spectacle pour notre plus grande joie. Ils sautaient hors de l’eau, jouaient, c’était magique. Pour l’info, c’étaient des dusky dolphins.
Pour voir la vidéo folle c’est par ici : https://youtu.be/6vycisbozX8

Un Dusky Dolphin en plein jeu !

Un Dusky Dolphin en plein jeu !

Pour rester dans les mammifères, on ne se lasse pas des phoques et lors d’une ballade sur la belle péninsule à côté de Kaikoura on a pu en surprendre un en pleine activité de farniente intense. Toujours aussi drôle. Pour une tranche de rire : https://youtu.be/lU_9fA4Rnxs

On a aussi vu des bébés phoques s’entraîner à nager dans une petite cuve d’eau de mer. Ils étaient des millions (si si, au moins !) et on aurait dit de loin une flaque d’eau grouillant de vers de terre…

Le bassin de nage des bébés phoques

Le bassin de nage des bébés phoques

Les phoques à fourrure avec des oreilles de Shrek

Les phoques à fourrure avec des oreilles de Shrek

Evidement, on a fait un petit dernier stop pour une promenade dans des paysages côtiers marécageux, avec à la clé une magnifique épave de bateau rouillée !

L'épave rouillée (non je ne parle pas de Xavier !)

L’épave rouillée (non je ne parle pas de Xavier !)

Voilà, ensuite, on a bouclé la boucle en remontant un peu plus au nord vers Bleinheim (où on était déjà passés à l’aller) puis Picton pour prendre notre ferry vers l’Ile du nord.

En route pour l'île du Nord

En route pour l’île du Nord

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