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Tongariro et Windy Welly

Posted by on 9 décembre 2015

Du 23 au 27 novembre 2015

Marae

Avant de partir pour les randos, on peut vous dire qu’on a ENFIN pu visiter un marae maori.
Pour ceux qui n’ont pas révisé avant de venir (pas bien !), un marae est la maison commune des maoris. Un lieu d’accueil où les gens partagent à l’occasion d’évènements de la vie.
On en avait déjà visité un visité à Rotorua mais c’était la version touristique et cela manquait d’authenticité. A Gisborne, où on était pendant 3 mois, il y avait beaucoup de marae mais pas possible d’en visiter car il faut se faire inviter et guider par les membres du marae en question. Bref, à Napier, le gardien d’un marae local a accepté de nous faire visiter le marae « Te Poho Tangiianui » (= le centre du grand Tangii).

Peter, le gardien, nous a très bien accueilli. Il a commencé par nous recevoir longuement dans sa maison juste avant le marae, nous expliquant qu’on était les premiers touristes à venir ici et qu’il était content de partager sa culture. On a d’abord discuté pour comprendre le lieu et se connaître un minimum : nous, lui, la France, la Nouvelle-Zélande, l’histoire. Ce marae est un marae urbain, c’est à dire pour les maoris ayant quitté leur communauté d’origine pour déménager en ville. Le lieu regroupe ces « exilés » pour différentes occasions (funérailles, mariage, anniversaire…). Ensuite on a eu droit à la visite du marae mais sans accueil traditionnel car il était tout seul ! Il nous a expliqué les différents rituels, les chants et les salutations respectives.
Toutes les sculptures du marae ont une explication, l’ancêtre Tangiia, les oiseaux, le guide de la pirogue, les baleines, etc. Dans le marae, il y a pleins de matelas (33 personnes peuvent y dormir), et le lieu est décoré de symboles de toutes les religions et de tous les pays pour que chacun y soit à l’aise.
Une fois sortis de l’enceinte Tapu (tabou), on a aussi vu les autres bâtiments associés : douches, cuisine commune, salle d’apprentissage, kindergarten (jardin d’enfants)…
Le lieu étant sacré, on n’a pas été autorisés à prendre de photo, mais Peter nous a dit que le marae avait sa page facebook « Te Poho Tangiianui ».

Tongariro


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Depuis Napier, on se dirige vers la région de Taupō (qu’on écrira Taupo ici, parce que les caractères spéciaux c’est chiant à intégrer !).
Taupo est une ville située à côté du lac de… Taupo. Habile Bill ! Le lac est immense : 47 km de diamètre, véritable mer intérieure (c’est un vestige de la plus grande éruption du monde depuis 5000 ans). La ville est connue pour ses activités extrêmes, ses sources thermales, son lac (et la pêche), et ses sports : rando, vélo, triathlon, ski…
On y découvre la vue sur le Ruapehu, sommet de l’île du Nord (2500m), encore enneigé à cette saison, ça sera la première grosse claque qu’on se prend de la part du paysage, et pas la dernière.

Le Ruapehu, sommet de l'île du Nord

Le Ruapehu, sommet de l’île du Nord

On se dirige vers le Parc National du Tongariro, historiquement premier parc en Nouvelle-Zélande, connu pour ses 3 volcans actifs : le Ruapehu (2500m), le Ngauruhoe (2287m, se dit niaourouhoé) et le Tongariro (1967m). On a prévu de faire THE balade du coin, réputée la plus belle (et la plus fréquentée) : le Tongariro Alpine Crossing. Elle passe entre les volcans de Ngauruhoe et de Tongariro, dans des paysages volcaniques à couper le souffle, avec vue sur les 3 volcans, et au milieu de divers phénomènes volcaniques (lacs colorés, fumerolles).
Pour les amateurs de hobbits et d’istari, on passe au pied du Mordor, la fameuse Montagne du Destin dans le Seigneur des Anneaux. C’est le Ngauruhoe (c’est peut-être pour ça qu’ils l’ont appellé Mordor, parce que, pour les pauvres geeks, c’est plus simple que Ngauruhoe quand même), un cône presque parfait, très impressionant.

Une fois au point de départ, la journée commence par de belles vues (et photos) sur le Ngauruhoe et le Ruapehu.
On n’est pas tous seuls sur la balade, mais on le savait alors on fait avec. Le chemin nous emmène tranquillement jusqu’au jusqu’au South Crater, immense. On voit dans le lointain le Taranaki, dernière grosse montagne de l’île du Nord, et qui se détache tout seul à l’horizon, au-dessus des nuages. Cette première partie n’est pas difficile mais c’est très impressionant d’être au pied du Ngauruhoe et de le voir grossir au milieu des coulées de lave, avec quelques petites fumerolles au sommet. On a un petit moment « Je suis François le français » quand on voit le bleu du ciel, le blanc de la neige du sommet, et le rouge de certaines roches.

Y'avait du monde, mais ça va.

Y’avait du monde, mais ça va.

Le Ngaruhoe / La Montagne du Destin

Le Ngaruhoe / La Montagne du Destin

On ne montera pas le Ngauruhoe aujourd’hui car le Tongariro Alpine Crossing prévoit 6h30 de marche (de base), avec des bonus possibles pour le sommet du Ngauruhoe (2h30 de détour) et le sommet du Tongariro (1h30).
On monte ensuite au Red Crater, qui porte bien son nom (cf photos). Au milieu des névés, le froid et le vent nous rattrapent, et on est contents d’être bien habillés. De là, on fait le détour par le sommet du Tongariro. On a le droit au vent tout le long, mais ce n’est pas difficile, malgré quelques névés. Au sommet, grosse récompense car on voit le Ngauruhoe (oh oui mon précieux !), mais également le Ruapehu enneigé qui était caché depuis un certain temps. Bref, le paysage nous met encore une claque dans la gueule !

Red Crater

Red Crater

Au sommet du Tongariro : vue sur le Ngaruhoe et le Ruapehu

Au sommet du Tongariro : vue sur le Ngaruhoe et le Ruapehu

Un repas sur le thème Movember

Un repas sur le thème Movember

Après ça, on attaque la descente. On passe par les 3 lacs émeraudes, magnifiques dans leurs couleurs respectives. Ensuite on passe près du Blue Lake, qui porte lui aussi bien son nom. Il est bleu, il est grand, difficile de l’appeler autrement, à part peut-être « Encore-une-claque-dans-la-gueule Lake » ?

Les lacs émeraude

Les lacs émeraude

Le Blue Lake

Le Blue Lake

De là, on continue la redescente, longue, mais peu pentue donc agréable. On a le droit à une petite surprise finale : des grosses fumerolles marquent le site de la dernière éruption (2012). Après cette longue descente dans les prairies alpines puis en forêt, on retrouve la voiture, un peu fatigués, mais ravis de la journée.
Avant de retourner à notre camping, on fait un petit saut vers un lac voisin pour un plongeon bien mérité !

Fumerolles sur l'emplacement de l'éruption de 2012

Fumerolles sur l’emplacement de l’éruption de 2012

 

Windy Welly


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Depuis Taupo, nous allons ensuite vers la région de Wellington, au sud de l’île du Nord. Romain et Anne-Christine, un couple de français (merci Lucie !), nous accueillent « royalement » chez eux pendant deux nuits. Ils ont une maison à Waikanae, et c’est l’occasion de rencontrer ces fidèles lecteurs du blog (on a fait une interro surprise), ainsi que leurs fils Eliott et Noah, et leur jeune fille au pair, Raphaëlle. Romain et Anne-Christine étant tous deux médecins, ils nous organisent un passage à leur cabinet médical pour qu’Elsa puisse se faire une idée du lieu.

Chez Romain, Anne-Christine, Eliott et Noah

Chez Romain, Anne-Christine, Eliott et Noah

Les journées, on visite Wellington. Ou plutôt « Windy Welly » comme elle est surnommée, car il y a 200 jours de vent par an, et on a pu le constater !!
Coincée entre l’océan et les collines raides, la capitale est bien plus petite qu’Auckland, mais nous a paru également plus sympa, plus zen. On commence par la visite du parlement, très intéressante.
Puis on se fait une excursion sur le Botanical Garden, avec une belle vue sur la ville. Elsa s’est perdue dans la roseraie en essayant de prendre chaque variété de rose en photo.

Vue du Botanical Garden

Vue du Botanical Garden

The Devil's Hand, on dirait qu'une main crochue sort de la fleur

The Devil’s Hand, on dirait qu’une main crochue sort de la fleur

Sélection (courte) de rose

Sélection (courte) de rose

Sélection (courte) de rose

Sélection (courte) de rose

On a également profité d’être à Wellington pour aller au musée national « Te Papa » (= Boîte aux trésors), immanquable. C’est un musée morderne et très interactif, et pour y ajouter du bien, l’entrée est gratuite !
On a pu visiter :
– un espace sur la géologie et les séismes, et c’est l’occasion aussi de visiter les fondations antisismiques du musée, utiles, car Wellington est située sur une faille active ! On a appris qu’il y a plusieurs séismes par jour en NZ, mais la plupart de trop faible intensité pour les ressentir. Mais c’est tout de même impressionnant de le savoir.
– une partie sur les animaux, dont entre autres un weta géant (insecte local immense mais inoffensif mais IMMENSE ), et le plus gros calamar du monde : Calamar Colossal (il a des yeux de la taille d’un ballon de football). On a pu aussi créer nos propres calamars sur un ordi. On les a relachés dans l’océan (virtuellement bien sûr !) et on peut venir les voir de temps en temps. Ils s’appellent Squizzy et Squikspé !
– un étage sur les maoris, leurs coutumes, les problèmes liés à la colonisation, ainsi qu’un Marae d’un style moderne.
– des expositions sur la Nouvelle-Zélande aux XIXe, XXe siècles, et aujourd’hui.
Bref, le musée est immense et passionant, et comme il est gratuit, on a pu y aller deux jours de suite et le visiter sans se presser.

Fondations antisismiques du musée Te Papa

Fondations antisismiques du musée Te Papa

Un Weta Géant

Un Weta Géant

Calamar Colossal

Calamar Colossal

A Wellington, après avoir quitté Romain et Anne-Christine, on se fait héberger chez Jemma, une kiwi qu’on avait rencontré en rando au lac Waikaremoana et qui nous avait invité chez elle. Le lendemain, elle nous propose de dormir chez son copain en plein centre ville, plus pratique pour le ferry qu’on avait le lendemain. On a eu droit à un hébergement insolite, car on a dormi dans un immeuble abandonné en plein centre ville (ancien siège du Council de Wellington). Le patron de ce gars possède l’immeuble mais n’a pas encore entrepris de le rénover donc il le laisse dormir dedans. On a eu un étage d’anciens bureaux pour nous seuls, avec table de billard, et plein de place pour se faire des parties d’ultimate freesbee avec vue sur le centre ville ! OMGWTFBBQ !

Le billard dans l'immeuble improbable

Le billard dans l’immeuble improbable

Le lendemain, place au ferry qui nous amenera vers la tant attendue île du Sud…

2 Responses to Tongariro et Windy Welly

  1. faure

    Magnifique!!!!bon j’arrive pas pour les photos mais vous cassez pas la tête ( enfin c’est plutôt moi) je les vois quand même après

    gros bisous

    ( je voulais aussi publier les photos du Marae sur ma page FB
    que j’ai vu sur leur site mais pas su faire non plus… je demanderai un cours à Noël aux garçons…

  2. bouillot

    trop beau! C’était moins enneigé que pour nous!!

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