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Sur le droit chemin…

Posted by on 26 octobre 2015

Le 10/10/2015

En travaillant avec Tony et Lisa, dans le picking d’oranges, on a pu discuter des randonnées du coin car Lisa aime bien marcher. C’est comme ça qu’elle nous a conseillé une randonnée qu’elle avait fait dans les alentours de Gisborne et qu’on ne trouve pas sur les guides : marcher le long de la voie ferrée depuis Mahia Peninsula jusqu’à Gisborne.
Quand elle a parlé de cette rando de 8 heures, les yeux de Xavier se sont illuminés et ses pieds étaient déjà partis.
En effet, à l’origine, il y avait une ligne de chemin de fer entre Gisborne et Napier puis Palmerston North, mais suite à des glissements de terrain il y a 4 ou 5 ans, plusieurs portions de voie sont impraticables, et le gouvernement n’a pas investi pour la réhabiliter (au grand dam des locaux). Donc aucun train ne passe sur cette ligne, alors que tous les tunnels et les ponts sont là (enfin presque tous… comme vous constaterez sur les photos). Sachant qu’une voie ferrée est globalement plate, et que Lisa nous a dit que les quelques endroits éboulés se contournent facilement, nous voila partis à l’aventure, dans un endroit peu fréquenté et en pleine nature (la voie ferrée passe la plupart du temps au milieu des zones rurales) !

Note : on a entendu dire qu’à force de protestations de la part des gens, il a été décidé de remettre la voie ferrée en état. En effet, seules 3 routes relient Gisborne au reste de la Nouvelle-Zélande, toutes des routes de montagne, et lors des fréquentes crues, il est déjà arrivé que les 3 routes soient coupées par les glissements de terrain, isolant complètement Gisborne. Si on ajoute à ça les temps de transport très long sur ces routes tortueuses et l’encombrement de ces routes par les camions forestiers et de transport, on comprend l’intérêt de réhabiliter cette route.

Lisa nous a parlé de 42 km, environ 8h de marche, en partant de Opoutama (vers Mahia Peninsula), et jusqu’à Muriwai (proche de Gisborne). On prévoit 9h, plus de la marge pour les pauses et retards éventuels. Nous partons donc de bon matin, laissons la voiture à Muriwai, et faisons de l’auto-stop pour aller au départ de la randonnée. NB (note à benêt) : c’est une très mauvaise idée de faire de l’auto-stop exactement dans le créneau horaire d’un match des All Blacks pendant la coupe du monde de Rugby ! Il y a très peu de voitures sur les routes. Heureusement après quelque temps, un vieux maori nous prend en stop et nous avance au 3/4 de notre objectif. Peu de temps après, un jeune plus « rock’n’roll » (dirons nous pour ne pas affoler les mômans !) nous emmène à Opoutama, notre point de départ.

Donc on commence à marcher à environ 9h30 sous un grand soleil (merci maman Ferric pour ta casquette). On suit la voie ferrée comme prévu. Sur la route, on rencontre beaucoup de vaches et de moutons, ainsi que quelques troupeaux de cerfs (c’est fou ce qu’on voit ici). Au passage, c’est assez con des cerfs en troupeaux, parce qu’à la fois ils sont curieux donc s’approchent de nous, mais une fois trop près partent en courant affolés dans des grands mouvements de foule.

Hitchiking (auto-stop)

Hitchiking (auto-stop)

Troupeau de bambis

Troupeau de bambis

Sinon côté voie ferrée, c’est plutôt très droit, et les montées sont vraiment peu pentues. Pour marcher, c’est assez irrégulier car les traverses n’ont pas toutes les mêmes écarts. Mais dans l’ensembe, les pas sont de bonne taille pour Elsa qui marche sur le bois, mais un peu petits pour Xavier qui préfère marcher sur le côté. Enfin, ça reste quand même un sentier agréable à emprunter…
Au cours de la journée, on emprunte régulièrement des ponts en très bon état, ainsi que de courts tunnels, suffisamment petits pour ne pas avoir besoin d’éclairage.

Petit aparté un peu morbide : on avait déjà vu ailleurs en NZ quelques cadavres d’agneaux dans les champs, on en retrouve aussi sur la voie ferrée, ainsi que dans les premiers mètres des tunnels où les animaux doivent s’abriter par temps de pluie, et statistiquement y mourir comme ailleurs. En vrai, on est surpris au début, mais on s’y fait vite, il faut juste faire attention où mettre les pieds !

La route est longue mais la pente est (peu) raide

La route est longue mais la pente est (peu) raide

 

Quelques kilomètres plus loin, on voit notre premier pont impraticable suite à un glissement de terrain. La voie ferrée est encore suspendue en l’air de manière surréaliste, mais on ne tente pas le diable en l’empruntant. Dans la journée, on croise une demi-dizaine de « ponts suspendus » de ce genre, tous facilement contournables. Un seul nous demandera un peu d’acrobaties car la rivière a beaucoup raviné.
On croise aussi quelques tunnels. Les premiers étaient petits et ne demandaient pas de lumière, mais quelques uns sont vraiment longs, et une lumière est nécessaire. On pense que le plus long faisait environ 2.5 km, ce n’est pas extrêmement rassurant de s’y engager, surtout qu’on ne voit toujours pas la sortie après 20 minutes de marche à l’intérieur, mais au final c’est très régulier d’y marcher et ça se fait bien.

Un des ponts en plutôt mauvais état

Un des ponts en plutôt mauvais état

Pont en meilleur état

Pont en meilleur état

Combo-breaker : pont + tunnel !

Combo-breaker : pont + tunnel !

Après ces tunnels, on est récompensés en longeant la côte pendant plusieurs kilomètres le long de falaises et plages désertes, avec une vue superbe sur l’océan, sur un endroit complètement sauvage car pas une route ne mène à l’océan, c’est vraiment magique !

Le long de la côte

Le long de la côte

Un des derniers pont, avec un beau paysage

Un des derniers pont, avec un beau paysage

Quelques agneaux le long de la voie

Quelques agneaux le long de la voie

Au final, entre la longue distance, le retard pris en auto-stop, les pauses (repas et photos), et les ralentissements dans les tunnels et les « ponts suspendus », on finit de marcher à 20h30 en pleine nuit, malgré la marge qu’on avait pris. On aurait pu éviter la dernière partie, donc de marcher dans le noir car la voie ferrée longe la route à la fin, mais on avait vraiment envie de tout finir à pied si près du but.

Pour conclure, on a vraiment bien aimé cette randonnée atypique, qui est assez exigeante, mais se fait en un jour pour des gens qui n’ont pas peur de marcher longtemps.

2 Responses to Sur le droit chemin…

  1. Olga

    Ho LA barbe!
    Xavier, bientôt on ne te verra plus dessous!
    C’est fini l’hiver, tu peux couper la laine… 😉
    Bonne balade en tout cas et joli pont suspendu
    A+

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