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Randos dans les Coromandel

Posted by on 25 août 2015

 

Du 14/08/2015 au 17/08/2015

Sur notre redescente vers le Sud, on passe par Auckland sans s’arrêter. Puis on arrive de nuit à Ngatea (se prononce évidemment « niatéa » !), dans le début de la région de Coromandel.

Notre site ? Un simple parking, mis à disposition par la mairie, mais avec les toilettes les plus High-Tech qu’on puisse imaginer (ambiance jazzy, voix suave donnant les informations genre « door open », « door locked », « maximum use time ten minutes »). Comme dit Elsa : il ne manque plus que Georges Clooney offrant le café à la sortie (lien vidéo ici). Le site de camping a aussi le wifi de la library accessible depuis la voiture. Que demande le peuple ?
Bref, de là, on décide de ne pas faire le tour des Coromandel, région touristique pour les kiwis, on y repassera quand la température sera plus chaude, histoire de profiter des plages de sable avec sources d’eau chaude, de Catedral Grove et autres coins sympas. On tente simplement un passage à Thames, ancienne ville connue pour l’époque de la ruée sur l’or. Le « Gold Experience » (visite d’anciennes mines) étant fermé, on décide d’aller se balader dans le coin, la région étant fameuse pour son grand parc naturel et ses randos. Aussi, direction « Kauaeranga Valley », (NDLR : notez l’accumulation de voyelles en début de mot, exceptionnel, isnt’it ?) une vallée proche d’où partent beaucoup de randos et avec gros office du DOC dédié à la rando et la nature.
En se renseignant on décide de faire une petite balade le samedi après-midi, Kauri Walk, pour ne pas trop s’engager (météo incertaine, encore une fois). Au final on fait la balade et ses 680 marches montantes, ses 2 kauris rescapés de l’époque où toute la forêt en était pleine, et sous une météo clémente, parfait !

Kauri dans les Coromandel

Kauri dans les Coromandel

 

Sur le retour, on repasse à l’office du DOC, et on voit une balade sur 2 jours très réputée, toujours dans la même vallée : The Pinnacles. On décide de se lancer pour le lendemain si la météo est bonne. Donc redescente vers Ngatea.
Le lendemain, la météo a l’air bonne sur internet, donc c’est parti. On réserve donc la nuit au refuge.
La montée fait environ 2h30/3h. On passe sur un sentier historique : les marches creusées dans la roche étaient utilisées pour le passage des chevaux dans les années 1920 pour ravitailler les forestiers coupant les kauris, donc il faut souvent bien lever la jambe pour monter sur la marche suivante (eh oui on n’est pas montés comme des chevaux….). En comptant les quelques ponts suspendus à traverser, ça fait une balade très diversifiée.

Un pont suspendu avec les batons à la main car sinon c'est trop facile

Un pont suspendu avec les batons à la main car sinon c’est trop facile

Rivières perdues dans la forêt

Rivières perdues dans la forêt

En arrivant proche du refuge, on voit pourquoi la balade est très appréciée : les paysages sont superbes. Pas une ville à l’horizon, et les activités volcaniques du passé ont laissé des canyons, falaises, gros pitons et vallées profondes. Au refuge, on discute avec la gardienne, très sympathique. Il s’agit du plus gros refuge de NZ (80 couchages), et un des rares avec gardien. Elle nous parle de la france pendant 45 minutes car elle est ravie du voyage qu’elle vient d’y faire : argentière et l’aiguille du midi, puis le GR20 (10 jours après l’éboulement). On pousse au sommet de la rando avant la nuit : « The Pinnacles », d’où on a une vue imprenable, malgré quelques passages ressemblant à de la via ferrata.

Paysage volcanique sur "The Pinnacles"

Paysage volcanique sur « The Pinnacles »

Falaises escarpées en descendant

Falaises escarpées en descendant

On redescend au refuge, et chose étrange, Xavier croit avoir entendu crier quand Elsa est rentrée sous la douche froide (« freezing shower » d’après la gardienne) du refuge, qu’elle est la seule à avoir risquée. Le soir au refuge, ambiance intime : autant la veille, samedi soir, il y avait 72 personnes. Autant ce soir, on est 7 : 5 dormant au refuge et 2 en tente à proximité. La salle « hors sac » est très grande et bien équipée : au moins 8 ou 12 feux à gaz, avec tous les ustensiles. On joue aux cartes (Kobo !) avec un randonneur allemand, et peu après la gardienne vient nous voir et elle rouste sévèrement les 2 jeunes allemands en tente qui n’ont pas respecté les zones de camping pour planter la tente : le kiwi est sympa, mais il ne faut pas déconner avec les parcs naturels !
Ensuite, on passe une nuit froide… très froide et longue…très longue ! Il faut dire que 5 personnes dans un dortoir de 40 places, on ne se tient pas chaud ! Elsa ne dort presque pas malgré le sac de couchage + le sac à viande en soie. Et Xavier dort très mal (et oui, ne pas emporter de sac de couchage depuis la france, et tenter de le remplacer par sac en soie + plaid polaire, ça se paye !).
Le lendemain, tentative masculine pour assister au lever de soleil : échec à cause du ciel nuageux, tant pis, les couleurs étaient belles. En parallèle, tentative féminine de rattrapage de nuit avec : sac de soie X2 + duvet + polaire + bonnet mais là aussi échec ! Ensuite, après les retrouvailles on redescend. La descente se déroule bien : on passe par un autre sentier, on voit les « Billygoat Falls », ainsi que des barrages en bois sur les rivières : les « kauri dams » ! C’est ce qui leur permettait de faire descendre les troncs de kauris coupés malgré un faible débit d’eau. On voit aussi les restes d’un ancien chemin de fer qui faisait descendre les troncs de kauri pour éviter la grande cascade de Billygoat et ses 300 m de chute qui détruisait les troncs lors de la chute. La pente du rail est très impressionante, d’autant plus que ce n’était pas un train à crémaillère.

Kauri dam, ou comment faire un barrage en bois

Kauri dam, ou comment faire un barrage en bois

Un rail pentu

Un rail pentu

On finit par (presque) arriver à la voiture : il faut juste traverser la rivière à pied car le pont est détruit. On avait bien été mis au courant, mais ça n’a pas empêché Elsa de maudire Xavier quand il prenait des photos de la traversée pieds nus dans le froid. Ca allait mieux après au soleil heureusement.

Quelques noms d'oiseaux ont volé lors de la prise de la photo

Quelques noms d’oiseaux ont volé lors de la prise de la photo

Sur le retour, on passe dans le magasin recommandé par le fonctionnaire du DOC pour acheter un sac de couchage (qui a si cruellement manqué cette nuit) : « Hunting and Fishing ». Alors, autant, les furets et têtes de cerfs empaillés du magasin ne nous plaisent pas, autant le nombre d’affaires de rando/camping est impressionant, et on trouve notre bonheur !

 

De là, on prend la route en direction de la région de Bay of Plenty, une des seules régions à proposer du travail même en hiver (kiwis (le fruit), avocats (le fruit aussi)…).

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