browser icon
You are using an insecure version of your web browser. Please update your browser!
Using an outdated browser makes your computer unsafe. For a safer, faster, more enjoyable user experience, please update your browser today or try a newer browser.

A la découverte du Northland

Posted by on 25 août 2015

 

Du 05/08/2015 au 14/08/2015

L’article étant un peu long, voilà un petit sommaire chronologique (on n’arrête pas le progrès !) :
* La Kauri Coast
* Hokianga Harbour
* Le Far North (Cape Reinga)
* Bay Of Islands
* Whangare

La Kauri Coast

Après avoir quitté notre WWOOFing proche de Dargaville, nous continuons en direction du Nord.
On se rend compte à nouveau que rouler la nuit n’est pas très agréable car les routes sont étroites, pas éclairées et parsemées d’opossums morts voire vivants mais pas pour longtemps. Mais difficile de toujours rouler de jour quand la nuit tombe à 5h30 !
On passe donc sur la fameuse « Kauri Coast » et on va tout d’abord dans un camping du DOC (Départment Of Conservation, très actif) à Trounson Park. A côté d’une forêt sanctuaire de Kauris, c’est a priori un des meilleurs endroits de la NZ pour observer un kiwi dans la nature.
Tout d’abord il faut dire que, les rangers du DOC, quand ils font un sentier de rando dans un endroit protégé, ils le font bien : la plupart du temps il s’agit d’une passerelle en bois surélevée et recouverte d’anti-dérapant.

Les sentiers de rando : plutôt confortable !

Les sentiers de rando : plutôt confortable !

Une petite fougère

Une petite fougère

Oh ! Hissse !

Oh ! Hissse !

Ensuite, qu’est-ce qu’un Kauri ? On le découvre le lendemain en faisant la rando dans le parc. Ce sont des arbres typiques de NZ. Mais quand on dit arbre, c’est parce qu’on n’a pas d’autre mot pour désigner ça : tronc gigantesque (1.5m à 2m de diamètre), très haut. Le tronc est régulier : pas de branches et de diamètre constant. C’est super impressionant, c’est un peu comme s’ils étaient tombés dans la marmite de potion magique quand ils étaient petits ! C’est dur de se rendre compte en photo de ce que ça représente : les arbres qu’on voit sont des arbres « normaux », et les gros ce sont des Kauris.

Un Kauri, avec d'autres arbres de tailles normales à côté

Un Kauri, avec d’autres arbres de tailles normales à côté

Ils ont plusieurs centaines d’années. Avant, tout le nord de l’île était couvert de forêts de Kauris mais ils ont été surexploités et il ne reste que 4% de la forêt d’origine. Tout a été défriché entre 1870 et 1920 environ (NDLR : par ces dates, vous reconnaîtrez l’auteur de l’article…). Maintenant ils sont bien protégés… de l’homme. Car ces grands bestiaux sont fragiles : leurs racines fragiles sont mangées par les opossums (introduits par… l’homme), et maintenant ils sont menacés par les maladies (champignons), donc il faut se rincer les chaussures à chaque fois qu’on rentre dans un parc de Kauris pour éviter de propager les maladies qui les tuent (kauri dieback).

Lavage des chaussures avant de rentrer dans les parcs

Lavage des chaussures avant de rentrer dans les parcs

On va voir la journée le parc voisin de Waipoua Forest, sanctuaire de Kauri, là où se trouvent les plus gros Kauris de NZ. Dans les sentiers de rando, on prend une sacrée claque en voyant « Wakas », le 7e plus gros Kauri de NZ. Promis, la photo n’est pas truquée. Puis on va voir Te Matua Ngahere (« Le Père de la Forêt »), le 2e plus gros qui serait âgé de 2000 ans. Et enfin, Tane Mahuta (« Le Seigneur ») nous achève du haut de ses 1200 ans.

Wakas, kauri géant n°7

Wakas, kauri géant n°7

Tu ne me vois pas ?

Tu ne me vois pas ?

Te Matua Ngahere

Te Matua Ngahere

Au passage, encore une fois, ils prennent bien soin de leur kauris, à tel point que la route qui passe dans la Waipoua Forest évite tous les kauris, et quand certains d’entre eux sont rapprochés, la route se rétrécit et on a l’impression d’avoir des gardes du corps.

Les gardiens de la route

Les gardiens de la route

On voit également des bestioles : différents types d’oiseaux : le kupuku ou woodpigeon, les pukekos, le tui, les fantails, mais Elsa en parlera dans un article dédié.
La nuit à Trounson Park, on essaye d’aller voir des kiwis, mais cet oiseau nocturne est très sensible à la lumière. On n’a pas de cellophane rouge pour recouvrir la lampe frontale comme recommandé, donc la lumière est trop forte. On abandonne assez rapidement car l’expérience est vouée à l’échec. Mais on retentera notre chance avec le bon matériel ! Faut dire aussi que Elsa était complètement flippée dans la forêt noire (pas le gateau).
Au passage et dans la série Elsa est un boulet (dixit elle-même), en partant de notre camping, elle a « un peu » éraflé le pare-choc arrière et cassé (incassable, incassable, cassé) la barrière en bois du DOC Campsite… Oups… Pour sa défense la voiture est plutôt longue, faut s’habituer.

Hokianga Harbour

En continuant notre remontée vers le nord, on passe à Hokianga Harbour, une immense baie. En se baladant au large de Omapere, on observe les eaux calmes de la baie et celles déchainées de la mer de Tasmanie. On observe également de l’autre côté de la baie des dunes de sable version XXL (plusieurs centaines de mètres de haut ?). On passe à Oponini, célèbre pour son dauphin, mais la météo ne nous donne pas envie de s’y arrêter.

Hokianga Harbour, et les dunes de sable géantes

Hokianga Harbour, et les dunes de sable géantes

Petite information au passage : les « villes » indiquées sur les cartes routières n’en sont pas, pour la plupart il s’agit d’un hameau de 2 à 5 maisons. Ce qui implique de grandes distances sans ville, donc sans station essence. Et quand on a une voiture qui fait du 10L/100 km (très normal ici), il vaut mieux avoir calculé l’autonomie du réservoir à essence !

Boites aux lettres en folie

Boites aux lettres en folie

Bref, on est donc contents d’arriver à Kaikohe, « grosse » ville (donc avec des stations d’essence et aussi un garage pour réparer le pare-choc). On va passer la nuit dans un petit camping perdu, avec soit-disant des sources thermales. Malheureusement elles sont fermées au public. Mais puiqu’on est les seuls dans le camping, la proprio nous invite à venir avec elle, en fonctionnement privé. Baignade de nuit dans des bains de souffre et de manganèse plutôt chauds : le plus « froid » est à 38°, certains sont à 46° ! Soirée sympa le corps au chaud, et la tête à l’air libre sous les étoiles. On se coltinera une odeur de souffre (= oeuf pourri) pendant 2 jours, mais ça valait la peine !

Le Far North (Cape Reinga)

De Kaikohe, on continue au nord, on est donc dans le « Far North », région la plus chaude, où environ 80% de la population est maorie.
Depuis la ville de Kaitaia, on va à Ahipara pour avoir un point de vue sur LA plage. Et oui, même si « Ninety Miles Beach » fait en réalité seulement 60 miles = 96km, c’est quand même énorme ! Et trop pour la voir en entier, même au sommet d’une grosse colline. Entièrement en sable, elle sert d’autoroute à marée basse. Pour ne pas bousiller la voiture, on n’a pas tenté l’expérience !

Ninety Miles Beach. On n'en voit pas le bout !

Ninety Miles Beach. On n’en voit pas le bout !

On se trouve un camping trop bien sur la presqu’île : Utea Park, tenu par Paul et Tania, tout est peace and love et les proprios vraiment à la cool. Le premier soir, Paul nous propose de l’accompagner à la chasse aux lapins et aux opossums. Pas vraiment fans de chasse, on hésite quand même mais on refuse (ici l’opossum est considéré comme extrêmement nuisible : ils font même des peluches d’opossums écrasés, pour inciter les gens !). Il nous propose également d’aller chez lui voir le match de rugby. On a surnommé ce camping le « camping du bout du monde » car au bord de 90 miles beach, aucun voisin à 10km, on y va via une gravel road de 10km qui passe dans une forêt dévastée par une tempête en 2014 et peuplée de chevaux sauvages (on en a vu une horde). Bref c’est quelque chose !

Ninety Miles Beach

Ninety Miles Beach

On voit "le camping du bout du monde"

On voit « le camping du bout du monde »

Ninety Miles Beach

Ninety Miles Beach

La forêt ravagée

La forêt ravagée

Les journées alternant pluie et beau temps plusieurs fois par jour, on commence par aller à l’office du tourisme où on est très bien reçus. 5 poteaux représentent les 5 ethnies de la région : 3 sont des iwis (grand ensemble de tribus maories), 1 pour les britanniques, et 1 pour les dalmates (croates) qui étaient venus s’installer en nombre dans cette région.
On va ensuite visiter « Ancient Kauri Kingdom », un atelier où ils travaillent les troncs de kauris enterrés dans le sol depuis des millénaires mais non fossilisés (certains bois scupltés ont 45 000 ans). On passe dans un escalier creusé dans un tronc de kauri. Toujours aussi impressionant !

Un tronc de "Ancient Kauri" avec un escalier à l'intérieur

Un tronc de « Ancient Kauri » avec un escalier à l’intérieur

On continue par Old Gum Digger Camp : les kauris anciens enterrés étaient entourés de leur résine fossilisée : de l’ambre. Entre 1880 et 1930 (NDLR : Eh oui on change pas d’auteur !), toute la région a été fouillée pour rechercher cette ambre dans le sous-sol, en creusant des trous dans les marécages. On a compris l’origine de ce qu’ils appelent ici les « gum boots » (les bottes en caoutchoux) car c’étaient les gum diggers qui les portaient à l’origine.
Le jour suivant, on pousse jusqu’au bout de la péninsule : le phare le plus au nord de la NZ : Cape Reinga. Les terres sont sacrées pour les maoris : Wairua, « le lieu de départ des âmes » (des morts), avec leur arbre sacré, qui aurait 800 ans, s’agrippe à un rocher de manière improbable. L’endroit est assez impressionant car il s’agit de la jonction entre la mer de Tasmanie et l’océan Pacifique, autant dire que les vagues sont au rendez-vous.

Cape Reinga

Cape Reinga

L'arbre du passage des âmes maories dans l'au-delà

L’arbre du passage des âmes maories dans l’au-delà

On fait une balade de quelques heures dans le coin : Te Werahi Track, qui nous emmène à Twilight Beach, à travers dunes de sables et prés à vaches verdoyants. Le contraste est saisissant, et on trouve ça très étrange ces vaches qui ne dépayseraient pas les alpes à côté de ces dunes très marquées.

Contraste

Contraste

Lac couleur saumon sur les dunes

Lac couleur saumon sur les dunes

On finit par la dune géante de Te Paki, qui fait 128 mètres (overflow ?) de hauteur. On l’a monté en peinant, et descendus en courant. Certains louent des luges et se font la descente en luge.
Le lendemain, la marée redescendue, on fait une tentative de pêche à la moule mais c’est un gros échec. Tant pis. Xavier aura vu un phoque sur la plage, on ne peut pas dire qu’on sera complètement bredouilles.

Allez Elsa ! Bientôt en haut de la dune de Te Paki

Allez Elsa ! Bientôt en haut de la dune de Te Paki

La descente, c'est mieux

La descente, c’est mieux

Bien mieux

Bien mieux

En quittant la péninsule de l’extrême nord, on passe la péninsule de Karikari, faire une balade à Maitai Bay et Merita Beach : c’est un immense demi-cercle parfait et des eaux magnifiques. Dommage que ça soit l’hiver, on essayera de revenir en été !

Merita Beach

Merita Beach

Le soir, camping sauvage le long de Tokerau Beach, donnant sur Doubtless Bay. La nuit sans lune est très étoilée, mais très froide également !

Un arbre en Légo ?

Un arbre en Légo ?

Le matin sur Tauranga Beach

Le matin sur Tauranga Beach

Bay Of Islands

Le lendemain, direction Kerikeri (attention, ce n’est pas Karikari) dans Bay Of Islands. Il s’agit d’un des premiers lieux où les européens se sont installés, il y a la plus vieille maison en pierre de Nouvelle-Zélande : Stone Store, construit en 1835, la pyramide de Khéops n’a qu’à bien se tenir ! On fait une belle balade : Rainbow Falls. Les chutes d’eau portent bien leur nom puisqu’on a vu un arc-en-ciel. Le soir on retente le camping sauvage sur le parking mais un ranger vient fermer les portes du parking et nous fait dégager gentiment mais fermement. On finit sur un parking de voiture dans la ville de kerikeri, moins glamour.

Rainbow Falls, AVEC l'arc-en-ciel

Rainbow Falls, AVEC l’arc-en-ciel

Un couvre-chef en opossum

Un couvre-chef en opossum

un Tui

un Tui

Le lendemain, direction Pahia, LA station balnéaire touristique du nord, mais un peu mort en hiver. On prend un ferry pour aller à Russell. C’est une petite ville figée à l’époque coloniale. Difficile d’imaginer que ça a été brièvement la capitale de la Nouvelle-Zélande : il y a environ 1500 habitants. C’est un peu comme si Biol était la capitale française. La ville a été très agitée en 1845 et a été le point de départ des guerres maoris/pakehas (européens) de cette époque.
On passe rapidement à Waitangi, où a été signé le traité entre les chefs maoris et les britanniques faisant de la NZ une colonie anglaise. On se serait bien fait une rando à Cape Brett mais la longueur du nom nous a découragé (Rakaumangamanga Mai Hawaiki Herenga Waka o Nga Tupuna).

"Eh ! Regarde ces cons de touristes qui nous prennent en photo : le coup du canon, ça marche toujours !"

« Eh ! Regarde ces cons de touristes qui nous prennent en photo : le coup du canon, ça marche toujours ! »

On fait un arrêt toilette à Kawakawa pour voir les toilettes publiques très spéciales de l’architecte Hundertwasser.
On passe sur le chemin au « pa » (village maori fortifié) de Ruapekapeka, lieu de la fin de la première guerre entre maoris et anglais.

Ruapekapeka

Ruapekapeka

Embryon de fougère, motif très utilisé dans l'art maori

Embryon de fougère, motif très utilisé dans l’art maori

Whangarei

Pour finir le Northland, on s’arrête à Whangarei où on va au Native Bird Recovery Centre. On rencontre Robert, un amoureux des oiseaux, offrant son temps à une association de protection des cui-cuis. Il nous fait la visite et nous montre les oiseaux blessés recueillis pour être soignés et si possible relachés. Elsa en parlera plus en détail, mais on a pu voir : des Tui qui parlent anglais, des Moreporks (« plus de porc », ce sont des chouettes), des perruches, un martin-pêcheur et 2 kiwis blessés (vus et touchés !).

Robert et son Kiwi

Robert et son Kiwi

Pour info, ils recueillent des oeufs de kiwis lors de la période de reproduction et les mettent sous couveuse. Lorsque l’oeuf est proche de l’éclosion, ils le mettent devant la webcam, donc il est possible d’assister en live aux naissances de kiwis sur leur site internet.
Enfin, en quittant Whangarei, on passe aux caves de Waipu, malgré le peu de renseignement qu’on avait, au cas où ça puisse être intéressant. Et bien on n’a pas été déçu du détour ! Heureusement qu’on avait les gumboots car c’est mieux pour marcher dans la rivière souterraine. On a suivi la rivière pendant environ 200m sous terre avant qu’il n’y ait trop d’eau pour continuer, et dans les salles sombres, on a pu voir des « Glow worms » en éteignant nos lampes : des vers luisants locaux. Et ils étaient nombreux, tous au plafond, ça fait comme un ciel étoilé !
Au passage, on a bien discuté avec un couple de kiwis sympas qui nous a montré des Wetas ! Depuis le temps qu’on entend parler de cette insecte géant, inoffensif mais impressionnant, et bien on en a vu ! Plus qu’à espérer qu’ils ne nous tombe pas dessus un jour de sieste au soleil sinon le réveil risque d’être brutal.

Voilà ! Le Northland est fini pour nous. Aux dernières nouvelles, on est redescendus dans le centre de l’Île du Nord, où on recherche actuellement du boulot.

4 Responses to A la découverte du Northland

  1. Bouillooooot!

    Yo les caillons!ca a l’air grave coolos tout ça!!trop bien d’avoir vu des kiwis!
    Par contre faudrait voir arreter de dire que tout est typiquement neozelandais (niania!!), les Kauris on en croise la race en NC et Australie, ainsi que le vegemite qui vient d’australie(et la pavlova ils se battent un peu pour savoir ki des 2 l’a inventée). Mais on est comme vous on confirme que le vegemite c’est bof! Le beurre de cacaouete c’est deja mieux! On a meme testé et adopté avec la conf finalement…

    • dukiliaukiwi

      Bouillot à retrouvé la civilisation (= le Wifi) donc pluie de commentaires !! C’est cool.
      Nous on fait que répéter ce qu’on nous dit et tout le monde nous dit « Oh this is very typical from NZ » ! Je savais pas qu’il y avait des kauris en NC et OZ, c’est ouf la taille. Le vegemite pour le coup je veux bien le laisser aux australiens parce que c’est dégeu ! Et le beurre de cacahuète a trouvé sa place dans mon estomac aussi et dans mes fesses au passage 😉 Et tu savais que cacahuète ça voulait dire « cacao de terre », Ronono pourra se connecter sur la page Wikipédia pour vérifier !

  2. Ed

    Je suis en train de rattraper mon retard…. Looooooong retard ! Mais ouaaaah vous avez vu des kiwis !

    • dukiliaukiwi

      Ouais, trop cool les kiwis, même pu en toucher !
      On voulait aller dans des réserves et faire des excursions la nuit, mais c’était la période de reproduction donc accès interdit. Et maintenant on est dans une région où il y en a moins…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *